Photo · Le ParisienWilliam Malet condamné à sept ans de prison pour l'attaque d'un campement
L'homme poursuivi pour l'assaut au sabre contre des personnes migrantes à Paris a été reconnu coupable et condamné à de la prison ferme.
- Le Tribunal correctionnel de ParisQui a condamné William MaletQui à une peine de prison ferme pour l'attaque au sabre d'un campement.
- L'agresseur avait pris pour cible des migrants installés sous des tentes dans le parc de Bercy.
- Selon Le ParisienDroite · 2026-09-14« Je voulais les terroriser » : le tueur de la rue d’Enghien condamné pour avoir attaqué un camp de réfugiés au sabreLire l'article →, le prévenu a affirmé devant les enquêteurs avoir agi dans l'intention d'effrayer les occupants.
- William MaletQui demeure mis en cause pour l'assassinat de militants kurdes dans la capitale.
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Le jugement est tombé devant le Tribunal correctionnel de ParisQui à l'issue de l'audience consacrée à l'assaut perpétré contre des personnes exilées au parc de Bercy. Le mis en cause, William MaletQui, a été reconnu coupable des violences commises avec une arme blanche contre les occupants de ce campement. La juridiction parisienne a prononcé une peine d'emprisonnement ferme à l'encontre du prévenu, assortie de mesures de sûreté strictes et d'une interdiction de détenir une arme. Cette décision sanctionne des actes d'une extrême gravité commis contre des personnes vulnérables qui dormaient sous des tentes. L'audience a permis de revenir en détail sur le déroulement de cette agression survenue au petit matin, lorsque l'assaillant s'était introduit sur le site armé d'une lame pour frapper plusieurs occupants sans défense. Les débats ont mis en évidence la préméditation du geste et la volonté délibérée de s'en prendre à des personnes étrangères installées de manière précaire dans cet espace public de la capitale.
Lors des débats judiciaires, le parcours de William MaletQui a été examiné par les magistrats afin de cerner ses motivations profondes. Selon les éléments rapportés par Le ParisienDroite · 2026-09-14« Je voulais les terroriser » : le tueur de la rue d’Enghien condamné pour avoir attaqué un camp de réfugiés au sabreLire l'article →, l'accusé a déclaré durant les interrogatoires : « Je voulais les terroriser ». Cette volonté de semer l'effroi a guidé son intrusion violente au milieu des tentes de fortune. Les témoignages des victimes et des intervenants associatifs ont rappelé la panique provoquée par cette irruption soudaine. Les personnes prises pour cible ont tenté d'échapper aux coups alors que l'agresseur avançait de façon méthodique. Plusieurs blessés avaient été pris en charge par les secours après l'intervention des forces de l'ordre pour maîtriser l'assaillant sur place. Les constatations matérielles ont confirmé que les coups portés visaient délibérément à porter atteinte à l'intégrité physique des résidents du campement. Le tribunal a retenu la circonstance aggravante liée à la nature raciste de l'agression, constatant une animosité ciblée envers les exilés.
Cette affaire s'ajoute au lourd passif judiciaire de l'intéressé. En effet, William MaletQui est également poursuivi pour l'attaque meurtrière perpétrée rue d'Enghien contre la communauté kurde. Les parties civiles ont insisté sur la continuité idéologique et comportementale entre ces agressions successives. D'après les comptes rendus d'audience, l'assaut du campement préfigurait les violences dramatiques intervenues l'année suivante dans la capitale. Les représentants des victimes ont dénoncé une idéologie de haine viscérale qui a conduit à ces passages à l'acte. La défense a tenté de mettre en avant l'état psychologique et l'altération du discernement du prévenu au moment des faits, sans parvenir à convaincre les juges d'écarter sa pleine responsabilité pénale. Le représentant du ministère public a requis une sanction exemplaire, insistant sur la dangerosité persistante de l'individu et sur la nécessité de protéger la société contre toute récidive criminelle.
Le délibéré prononcé par le Tribunal correctionnel de ParisQui marque l'aboutissement d'une étape importante pour les victimes du campement de Bercy, restées marquées par la violence de l'assaut. Les magistrats ont suivi en grande partie les réquisitions du parquet en maintenant le condamné derrière les barreaux. Cette condamnation s'accompagne d'un suivi socio-judiciaire renforcé pour encadrer toute éventuelle libération future. Alors que l'instruction concernant les tirs meurtriers du centre kurde se poursuit par ailleurs devant la justice antiterroriste, ce verdict correctionnel fixe la responsabilité de l'agresseur dans l'assaut au sabre. Les avocats des parties civiles ont exprimé leur soulagement face à cette décision qui reconnaît formellement le préjudice subi par les rescapés. L'homme condamné a regagné sa cellule à l'issue de l'audience, dans l'attente de son futur procès criminel relatif aux assassinats de la rue d'Enghien.