Clarity
Retour
Photo · Paris Match
Faits divers

Ouverture du procès de trois suspects pour le home-jacking de Gianluigi Donnarumma

10 septembre 20265 rédactions
En direct

Le procès de la violente intrusion au domicile du joueur s'est ouvert devant les magistrats parisiens.

L'audience s'est ouverte dans la capitale. Devant le Tribunal correctionnel de ParisQui, Trois suspectsQui répondent des violences commises lors de la séquestration nocturne survenue au domicile du gardien de but. Parmi les prévenus figurent Ilyes KherbouchQui ainsi que deux complicesQui. Les magistrats examinent le rôle précis de chaque individu lors de l'agression nocturne qui avait visé le sportif italien. Le dossier porte sur des faits de vol en bande organisée avec violences, alors que l'atmosphère judiciaire demeure particulièrement lourde face à l'ampleur des traumatismes subis par le couple dans son logement.

Au cours de cette nuit d'effraction, les cambrioleursQui avaient pénétré par la force dans l'appartement privé du joueur et de sa compagne. Réveillé brusquement dans sa chambre par des bruits suspects, Gianluigi DonnarummaQuivictime et joueur de football s'était retrouvé immédiatement sous la contrainte physique des intrus. Le gardien de but avait décrit cette attaque lors de ses dépositions : « Ça m'a réveillé, j'ai levé la tête et j'ai vu de la lumière devant la porte. J'ai vu une personne qui m'a dit : « chut ! », puis est venue directement sur moi. Il m'a donné deux coups de ». Les assaillants réclamaient avec insistance des biens de grande valeur en criant à plusieurs reprises : « Les montres, les montres ! ». Les victimes avaient ensuite été entravées et frappées pendant que les pièces de la résidence étaient méthodiquement fouillées par le groupe.

Face à cette agression, Alessia ElefanteQui avait cherché à préserver l'intégrité de ses proches en répondant aux exigences des malfaiteurs. La jeune femme avait alors indiqué l'emplacement des objets précieux présents sur place. Lors de son audition, AlessiaQuicompagne de Gianluigi Donnarumma avait déclaré aux enquêteurs : « Je leur ai donné l'unique montre Cartier que j'avais à mon domicile, confie-t-elle, à son tour, aux policiers de la BRB. J'avais été déposer les autres à la banque. Ils continuaient à me demander des choses. Je leur ai montré ». Le butin emporté comprend des bijoux de luxe ainsi que des accessoires de maroquinerie de prix, mais le choc psychologique demeure entier pour les plaignants. Selon Mes Pierre-Louis Dauzier, Annabelle Faci et Thomas KlotzQuiconseils, « Ces agissements d’une violence inouïe sont à ce jour encore incompréhensibles pour nos clients, qui restent profondément choqués ».

L'audience aborde désormais l'implication personnelle de chaque suspect dans la préparation du cambriolage et son exécution sur les lieux. L'avocat assurant la défense d'Ilyes KherbouchQui a insisté sur la sérénité nécessaire aux débats face à l'exposition de cette affaire : « Mon client refuse que cette audience, qui porte sur des faits particulièrement graves, se transforme en un cirque ou en une pièce de théâtre médiatique dont les composantes et les enjeux le dépasseraient ». De son côté, Me May Sarah VogelhutQuiavocate a exprimé de vives réserves quant à la formation de jugement retenue : « Avec des jurés, nous aurions eu bien plus de chances d’être entendues. On sent qu’ils veulent condamner quelqu’un et en finir avec cette affaire. Mais ça ne sera pas la bonne personne. ». Les débats doivent se poursuivre pour éclaircir les responsabilités respectives au sein de cette expédition criminelle.

Gianluigi DonnarummaAlessia ElefanteTribunal correctionnel de Paris

Comment on en est arrivé là

  1. 21 juillet 2023Quatre individus s'introduisent au domicile de Gianluigi Donnarumma et sa compagne, les agressent et dérobent des biens de valeur.4 rédactions
  2. 10 septembre 2026Trois complices présumés comparaissent devant le tribunal judiciaire de Paris.vous êtes ici · 3 rédactions
Mis en avant · Paris Match
Paris MatchCentre

Gianluigi Donnarumma : « Il m'a donné deux coups de poing au visage, m'a attrapé par la tête et m'a plaqué sur mon oreiller »

« Le gardien de but du PSG porte encore sur son visage les stigmates d'une nuit traumatisante. Mais aussi dans sa chair. »
Lire l'article