Un tatoueur tente de se suicider pendant son procès pour viols
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Photo · Le FigaroLes débats judiciaires restent suspendus tandis que l'homme hospitalisé dans un état critique demeure sous surveillance médicale constante.
Les débats judiciaires ont été brutalement interrompus devant la juridiction criminelle siégeant dans le nord du pays. Ce procès pénal particulièrement dense et douloureux examinait les plaintes déposées par 16Le chiffreclientes plaignantes2 rédactions · Paris Match, Le Figaro clientes contre Florent M.Qui, poursuivi en sa qualité d'ancien tatoueurQui. L'instruction judiciaire portait sur des faits d'agressions sexuelles et de viols dénoncés sur plusieurs années d'activité artisanale. Alors que les débats devaient s'achever avec les réquisitions du ministère public puis les plaidoiries de la défense, la procédure a été brutalement arrêtée après la découverte de l'accuséQui inanimé dans son lieu de rétention.
Le drame s'est produit au début de la matinée au sein du Centre pénitentiaire de LonguenesseQui. Retrouvé pendu dans son quartier carcéral, l'homme a fait l'objet de soins d'urgence immédiats prodigués par les secoursQui. Les manœuvres de réanimation ont permis de rétablir une activité cardiaque avant une évacuation médicale par voie aérienne vers un établissement hospitalier universitaire régional. D'après Annelise CauQuiprocureure de Saint-Omer, « Il a été héliporté au centre hospitalier de Lille, «ce qui suggère qu'il se trouve dans un état grave», et une enquête est «en cours» sur les circonstances précises de cet évènement ».
Dès la reprise de l'audience, la présidente du tribunalQui a pris acte de la situation et a ordonné l'interruption des débats. Dans la salle d'audience de la cour criminelle du Pas-de-CalaisQui, la stupeur a gagné l'ensemble des personnes présentes. D'après Emmanuel RiglaireQuiavocat de l'une des 16 plaignantes, « Un nouveau point de situation réunissant toutes les parties au procès est prévu à 14h00 à la cour criminelle du Pas-de-Calais ». Cette rencontre technique devait permettre aux magistrats et aux auxiliaires de justice d'évaluer l'évolution clinique et de déterminer la trajectoire procédurale du dossier.
Pour les femmes venues témoigner devant la juridiction, cet événement constitue une épreuve difficile qui retarde le prononcé du verdict. Les avocats des parties civilesQui ont rappelé l'attente de leurs clientes, confrontées à l'arrêt soudain d'audiences chargées en émotions alors que des aveux commençaient à être formulés lors des derniers interrogatoires. Face aux accusations répétées d'agressions sexuelles et de viols lors de rendez-vous professionnels, la défense avait insisté sur la personnalité de son client, son conseil affirmant : « C’est un accusé qui avait le droit de mentir, d’avoir sa vérité, ses névroses, sa forteresse. »
L'issue de la procédure dépend désormais entièrement des bilans médicaux transmis par les équipes soignantes du centre hospitalier. Si l'état de santé de l'accuséQui ne permettait pas sa comparution rapide devant la cour, les magistrats pourraient ordonner le renvoi intégral du dossier vers une session ultérieure. Une telle décision imposerait de reprendre l'ensemble des dépositions, des auditions d'experts et des plaidoiries depuis le début. Les parties civiles, réunies dans une pénible attente, espèrent obtenir des éclaircissements officiels sur l'état de l'homme hospitalisé.
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