« Il faisait parler les femmes pour évaluer leur fragilité » : l’ancien tatoueur « Zack » jugé pour viols et agressions sexuelles aggravés
« Peu après la séance, son compagnon la retrouve en pleurs dans la rue, tétanisée. »Lire l'article
Photo · Le ParisienLe procès de Florent Martin s'est ouvert devant la cour criminelle du Pas-de-Calais pour examiner les accusations portées par seize plaignantes.
L'audience criminelle s'est ouverte devant la cour criminelle du Pas-de-CalaisQui siégeant à Saint-Omer. L'accusé, Florent MartinQui, comparaît pour répondre d'accusations particulièrement lourdes de viols et d'agressions sexuelles aggravées portées par 16Le chiffreplaignantes concernées par l'abus d'autorité4 rédactions · RTL, Sud Ouest, L'Humanité, Le Figaro victimes. Les faits reprochés couvrent une période étendue et concernent des agissements commis à l'encontre de clientesQui venues solliciter des prestations dans son salon professionnel. Devant la juridiction départementale, l'hommeQui doit répondre de comportements répétés qui auraient tiré profit de l'ascendant conféré par sa notoriété locale et de la vulnérabilité de clientes dévêtues lors de longues séances de travail corporel. Les débats judiciaires débutent afin d'examiner chaque situation individuelle et d'établir les responsabilités pénales encourues par l'artisan.
Après avoir exercé son activité artisanale dans la commune d'ArrasQui, le tatoueurQui accueillait un public nombreux venu pour des projets personnalisés. Au total, le dossier d'instruction retient les plaintes de 5Le chiffrefemmes accusant l'ancien tatoueur de viols4 rédactions · RTL, Sud Ouest, Le Parisien, L'Humanité femmes qui accusent formellement le professionnel de viols commis à l'occasion de rendez-vous privés dans son atelier. Par ailleurs, 11Le chiffrefemmes concernées par des agressions sexuelles4 rédactions · RTL, Sud Ouest, L'Humanité, Le Figaro autres clientes dénoncent des agressions sexuelles caractérisées par des attouchements non consentis, imposés sous prétexte de manipulations techniques ou de vérifications anatomiques préalables à la pose des dessins. Selon les témoignages recueillis durant les investigations policières, les faits se déroulaient fréquemment à huis clos, dans une pièce fermée propice à l'isolement, rendant toute réaction immédiate difficile pour les personnes présentes.
La procédure pénale a pris une dimension nouvelle à l'automne lors de l'intervention des forces de l'ordre. Le gérantQui a fait l'objet d'une interpellation directement sur son lieu de travail, suivie d'un placement en garde à vue puis d'une mise en examen formelle. L'alerte initiale émanait de la cliente prénommée JeanneQui, dont les déclarations précises ont permis aux enquêteurs de retracer le mode opératoire de l'accusé. La médiatisation locale des poursuites initiales a ensuite incité d'autres femmes à briser le silence et à se manifester auprès des autorités judiciaires pour relater des agissements similaires vécus parfois plusieurs années auparavant sans qu'elles n'aient osé déposer plainte immédiatement.
Présent lors des débats pour représenter les intérêts civils, Emmanuel RiglaireQuiavocat de l'une des plaignantes a insisté sur l'absence de concertation entre les plaignantes : « Ces femmes ne se connaissaient pas, elles n'avaient pas de contacts entre elles. Notre cliente a été traumatisée de la situation et c'est seulement après un article de presse sur l'affaire qu'elle a osé pousser la porte d'un commissariat ». Pour sa part, le conseil de l'accusé « n'a pas souhaité s'exprimer avant l'ouverture du procès. » L'examen approfondi du dossier devant la cour criminelle de Saint-OmerQui doit se poursuivre pendant plusieurs jours d'audience, avec l'audition minutieuse des plaignantes, des experts psychiatres et des témoins appelés à la barre pour éclairer la juridiction sur la personnalité de l'artisan mis en cause.
« Il faisait parler les femmes pour évaluer leur fragilité » : l’ancien tatoueur « Zack » jugé pour viols et agressions sexuelles aggravés
« Peu après la séance, son compagnon la retrouve en pleurs dans la rue, tétanisée. »Lire l'article