Photo · Le FigaroLe tribunal correctionnel de Paris condamne Dieudonné pour apologie du terrorisme
La justice parisienne condamne le polémiste à une détention à domicile sous surveillance électronique et à une amende pour apologie du terrorisme.
- Tribunal correctionnel de ParisQui a condamné Dieudonné M’Bala M’BalaQui à purger sa peine sous bracelet électronique.
- Le dossier judiciaire concerne des faits d'apologie du terrorisme et une injure publique ciblant Laurent NuñezQui.
- La sentence prononcée comporte également une sanction pécuniaire ainsi qu'une privation des droits civiques.
- Le condamné conserve la faculté d'interjeter appel de cette décision devant la juridiction supérieure.
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Le Tribunal correctionnel de ParisQui a rendu sa décision concernant les poursuites engagées contre Dieudonné M’Bala M’BalaQui pour des propos diffusés sur les plateformes numériques. Les magistrats ont sanctionné des infractions graves touchant à l'apologie du terrorisme ainsi qu'à des attaques personnelles. L'affaire trouvait son origine dans des interventions en ligne qui avaient entraîné des signalements immédiats et l'ouverture d'une enquête judiciaire par le parquet de la capitale. La juridiction a estimé que les éléments matériels et intentionnels étaient pleinement caractérisés, écartant les arguments présentés par la défense qui invoquait la liberté d'expression et le registre satirique du polémiste pour contester les poursuites.
La juridiction a fixé des modalités strictes pour l'exécution de la sanction pénale. Au lieu d'une incarcération classique en centre pénitentiaire, les magistrats ont ordonné le placement en détention à domicile sous surveillance électronique. Le condamné devra porter le bracelet électronique durant l'intégralité de la peine et respecter des horaires d'assignation définis par le juge de l'application des peines. Tout manquement à ces obligations formelles exposerait le prévenu à la révocation immédiate de cet aménagement et au transfèrement direct en cellule. En complément de cette assignation, le jugement impose le règlement d'une amende financière ainsi que la privation des droits civiques et d'éligibilité.
Le dossier comportait également le volet consacré à des attaques verbales visant directement Laurent NuñezQui. Les juges ont formellement retenu le délit d'injure publique commis à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique. Durant les réquisitions, le ministère public avait insisté sur la gravité des termes employés et sur la volonté délibérée d'atteindre la dignité du ministre. La décision rappelle que l'exercice de fonctions ministérielles ou administratives expose certes à la critique politique, mais ne saurait autoriser les outrages ou les invectives personnelles dans l'espace public.
Ce verdict alourdit encore le passif judiciaire de Dieudonné M’Bala M’BalaQui devant les juridictions répressives. L'intéressé compte de multiples condamnations définitives prononcées au fil des années pour provocation à la haine raciale, contestation de crimes contre l'humanité, diffamation ou infractions financières. Malgré les sanctions pécuniaires répétées et les peines d'emprisonnement avec sursis déjà prononcées par le passé, le polémiste a poursuivi la diffusion de ses prises de parole par le canal de vidéos enregistrées et de représentations itinérantes. La juridiction a pris en compte cette persistance dans l'infraction pour déterminer la sévérité du dispositif d'assignation.
Sur le plan procédural, la défense de Dieudonné M’Bala M’BalaQui dispose du délai légal pour contester ce jugement devant la cour d'appel de Paris. L'introduction d'un recours suspensif gèlerait temporairement l'application de la détention sous surveillance électronique jusqu'à la tenue de débats collégiaux. Dans le cas contraire, le parquet et les services pénitentiaires d'insertion et de probation organiseront la pose du matériel de géolocalisation au domicile du condamné. Cette décision judiciaire confirme la fermeté des juridictions à l'égard des dérives observées sur les canaux numériques, en appliquant les incriminations antiterroristes aux prises de parole diffusées en réseau.