Une action judiciaire pour viols et agressions sexuelles aggravées vise désormais le Père Jean-Bernard PlessyQuidirecteur de l'Institution des Chartreux, ancien responsable ecclésiastique d'un grand ensemble scolaire catholique à Lyon. Cette procédure criminelle découle de la démarche officielle engagée par LéaQui, une ancienne élève devenue majeure qui se trouvait alors sous son autorité pastorale et morale directe. Le prêtre avait exercé la direction de l'Institution des ChartreuxQui pendant 27Le chiffredurée passée à la direction de l'Institution des Chartreux4 rédactions · Marianne, 20 Minutes, Franceinfo, La Croix années consécutives, veillant sur un ensemble regroupant 4 000Le chiffreeffectif d'élèves du groupe scolaire2 rédactions · Le Monde, La Croix élèves, depuis les classes primaires jusqu'aux filières préparatoires les plus réputées de la métropole régionale.
L'affaire avait débuté au cours de la période estivale lorsque l’archevêchéQui a reçu un signalement relatif au comportement du directeur envers la jeune femme. À la suite de ces informations transmises aux autorités cléricales, Monseigneur Olivier de GermayQuiarchevêque de Lyon a pris la décision d'imposer des mesures conservatoires dès le début du mois de septembre. Cette intervention a provoqué la mise en retrait immédiate du dirigeant religieux, lui interdisant tout contact pastoral et éducatif au sein du groupe scolaire afin de préserver la sérénité des familles et du corps enseignant avant la rentrée.
Avant que la plainte ne soit officialisée, le supérieur démis avait transmis un message d'adieu aux parents d'élèves et aux professeurs de l'établissement. Dans cette lettre, le Père Jean-Bernard PlessyQuidirecteur de l'Institution des Chartreux affirmait : « Il faut savoir partir dans la reconnaissance et le sentiment du devoir accompli ». Cette communication feutrée n'évoquait aucunement la teneur exacte des reproches formulés en interne. De son côté, Monseigneur Olivier de GermayQuiarchevêque de Lyon a soutenu avoir immédiatement convoqué le dirigeant pour prononcer son éviction dès que l'identité des protagonistes avait été portée à sa connaissance, justifiant le délai d'instruction par la nécessité de recueillir des précisions concrètes sur les faits allégués.
Le dépôt de plainte à la mi-septembre a ouvert une nouvelle phase judiciaire. L'avocate de la plaignante, Me Nadia DebbacheQuiavocate de la plaignante, a vivement critiqué la position institutionnelle adoptée par le Diocèse de LyonQui. Le conseil reproche aux autorités ecclésiastiques d'avoir initialement présenté le dossier comme une simple relation entre adultes consentants. Selon la juriste, une telle présentation minimise la gravité des faits dénoncés, heurte profondément sa cliente et ne tient aucun compte de l'emprise hiérarchique exercée par le dignitaire religieux au moment des faits.
Cette procédure pénale place sous haute attention le fonctionnement de l'Institution des ChartreuxQui, établissement historique du paysage éducatif rhodanien. Alors que l'enquête judiciaire débute pour examiner ces accusations de nature criminelle, la communauté scolaire s'efforce de maintenir ses activités d'enseignement. La direction provisoire et les équipes pédagogiques cherchent à rassurer les familles des élèves scolarisés, confrontées aux répercussions publiques de cette mise en cause visant l'ancienne figure tutélaire de la structure.