✎ Dans un pays où les manifestations anti-migrants sont fréquentes et parfois violentes, cette initiative a placé Piddington - village bucolique et tranquille, sans aucun commerce, à une vingtaine de kilomètres d'Oxford - au cœur d'un débat électrique
survolertoucher pour le coup de plume
Photo · Le FigaroLes habitants de Piddington organisent un référendum contre un centre de demandeurs d'asile
Une bourgade rurale anglaise rejette le projet gouvernemental d'hébergement collectif en organisant une consultation symbolique sur son indépendance vis-à-vis des autorités nationales.
- Les résidents de PiddingtonQuihabitantes signataires d'une lettre ouverte ont tenu un vote symbolique pour déclarer leur sécession du Royaume-UniQui.
- Le projet gouvernemental prévoit l'accueil de 1 250Le chiffredemandeurs d'asile que le gouvernement envisage de loger sur le site2 rédactions · HuffPost France, Le Parisien demandeurs d'asile sur un ancien site militaire contigu.
- Une pétition signée par 133Le chiffrevillageoises signataires de la lettre ouverte2 rédactions · HuffPost France, Le Figaro villageoises dénonce l'impact sécuritaire et logistique de cette installation.
- L'exécutif cherche des complexes pérennes pour reloger 16 000Le chiffredemandeurs d'asile hébergés dans des hôtels à fin juin 20262 rédactions · 20 Minutes, Le Figaro personnes hébergées en hôtel.
Lire l'article
La commune rurale de PiddingtonQuihabitantes signataires d'une lettre ouverte a organisé un scrutin d'autodétermination afin de contester un projet d'aménagement piloté depuis Londres. Les participants se sont prononcés lors d'un vote consultatif sur une sécession symbolique vis-à-vis du Royaume-UniQui. Cette initiative citoyenne sans valeur juridique contraignante entend marquer le refus catégorique d'une infrastructure d'hébergement d'urgence que le ministère de l'Intérieur projette d'établir sur un ancien terrain militaire limitrophe des habitations locales.
Le plan gouvernemental prévoit d'installer jusqu'à 1 250Le chiffredemandeurs d'asile que le gouvernement envisage de loger sur le site2 rédactions · HuffPost France, Le Parisien personnes sur ce site désaffecté. Pour la population locale, une telle affluence modifierait profondément les équilibres de la localité. Un collectif rassemblant 133 villageoisesQuihabitantes de Piddington, comprenant 133Le chiffrevillageoises signataires de la lettre ouverte2 rédactions · HuffPost France, Le Figaro signataires, a exprimé son angoisse dans une missive adressée aux responsables publics, affirmant que « la vie telle que nous la connaissons sera détruite. Nous ne nous sentirons plus en sécurité dans les rues. Nous vivons déjà dans la peur ». L'agricultrice Jennifer OwenQuiagricultrice de 76 ans s'est également jointe aux protestations pour dénoncer l'ampleur disproportionnée de cette structure d'accueil en zone champêtre.
Les représentants de la communauté défendent une action civique pacifique et mesurée. Selon Tim McNallyQuiélu local, « Ce que nous faisons est très britannique : nous votons ». Le riverain Ian DarbyQuihabitant de Piddington explique pour sa part que « la question est de savoir comment se faire entendre de façon différente des autres ». Au niveau départemental, Tim BearderQuiprésident de l’assemblée régionale de l’Oxfordshire partage les inquiétudes relatives aux carences en transports et aux services publics restreints de ce secteur isolé, tout en appelant au maintien du dialogue institutionnel.
Du côté du pouvoir exécutif, la gestion du flux migratoire impose de trouver des alternatives pérennes aux hébergements temporaires. À la fin du mois de juin, 16 000Le chiffredemandeurs d'asile hébergés dans des hôtels à fin juin 20262 rédactions · 20 Minutes, Le Figaro personnes séjournaient encore au sein d'hôtels réquisitionnés, un dispositif jugé trop onéreux pour les finances publiques. Le Premier ministre Andy BurnhamQuiPremier ministre britannique rappelle sa ligne de conduite : « Nous nous sommes également engagés auprès de la population à mettre fin au recours aux hôtels pour héberger les réfugiés et les demandeurs d’asile ; cet engagement doit être tenu, et je pense que la grande majorité des gens estiment ». Face à la fronde, Jonathan ReynoldsQuiministre insiste sur l'absence de solution de repli facile en déclarant qu'« Il n'existe pas de lieu imaginaire où ces personnes pourraient aller », tandis que la ministre Lisa NandyQuiministre de la Culture défend la répartition équitable de l'effort national.