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Photo · Le Figaro
Faits divers

La cour d'assises de Paris entend les proches de Federico Martin Aramburu

14 septembre 20269 rédactions
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Les proches de l'ancien international argentin livrent leurs témoignages devant les magistrats parisiens face aux accusés.

  • Devant la Cour d'assises de ParisQui, la famille et les anciens coéquipiers ont décrit la mémoire lumineuse du défunt.
  • Les accusés Loïk Le PriolQui et Romain BouvierQui sont restés silencieux face à la douleur exprimée par les témoins.
  • Les proches de Federico Martin AramburuQui ont mis en cause les conditions du contrôle judiciaire accordé aux tireurs.
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La douleur des proches et des camarades de terrain a empli la salle d'audience durant l'examen des dépositions. Devant la Cour d'assises de ParisQui, la mère de Federico Martin AramburuQui a pris la parole pour évoquer le souvenir de son fils et dénoncer la brutalité qui a causé sa mort. Ses propos ont décrit cet homme généreux, profondément attaché aux siens et à son sport. Les déclarations ont plongé la salle dans le recueillement tandis que les accusés restaient prostrés sur leurs bancs respectifs, confrontés à la peine exprimée par cette famille meurtrie par la perte brutale de l'ancien international.

Sur les bancs de la défense, Loïk Le PriolQui et Romain BouvierQui ont écouté les récits successifs sans manifester de réaction véhémente. Les témoignages de la journée ont retracé les instants qui ont précédé le drame survenu au petit matin sur le boulevard Saint-Germain, après l'altercation verbale constatée dans cet établissement nocturne. Selon les débats menés à la barre, les accusés ont poursuivi la victime avant de faire usage d'armes à feu. Les dépositions des anciens rugbymen venus soutenir le clan familial ont insisté sur l'absence totale de provocation légitimant cette issue meurtrière face au sportif désarmé.

L'ancien coéquipier Thomas LièvremontQui est venu apporter son éclairage sur la personnalité du défunt, décrivant la fidélité en amitié et la joie de vivre de son ancien partenaire de club. D'autres voix du monde sportif ont défilé à la barre pour brosser le portrait de ce camarade pacifique, réfutant toute attitude agressive lors de la dispute initiale survenue à la terrasse du café parisien. Les proches ont expliqué combien ce départ prématuré laissait ce vide béant pour son épouse et ses enfants, confrontés depuis lors à cette existence bouleversée par l'absence paternelle.

Les interrogatoires menés par les magistrats et les avocats ont également abordé le contrôle judiciaire sous lequel se trouvaient les mis en cause au moment des faits. Les parties civiles ont exprimé leur incompréhension face à la liberté de mouvement dont bénéficiaient ces hommes malgré de lourds antécédents judiciaires et leur appartenance à des cercles militants d'extrême droite. La mère de la victime a vivement déploré ce qu'elle considère comme des failles institutionnelles ayant permis aux accusés d'être en possession d'armes mortelles dans l'espace public au cours de cette nuit fatidique.

L'audience s'est ensuite poursuivie avec l'examen des parcours individuels des accusés et de leur radicalisation idéologique. Les débats ont cherché à comprendre l'enchaînement des décisions ayant conduit à l'usage réitéré des armes à feu dans les rues de la capitale. Face aux questions des avocats des parties civiles, la défense a tenté de plaider la panique et la confusion de la rixe, mais les dépositions constantes de l'entourage de Federico Martin AramburuQui ont rappelé la disproportion absolue de la riposte et la violence délibérée des tirs mortels qui ont brisé l'existence de l'ancien champion.

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