Photo · Le FigaroLa CGT de TotalEnergies appelle à une grève générale le 8 octobre
Une mobilisation nationale est annoncée dans les raffineries et stations-service avec une demande de négociation gouvernementale sur les salaires.
- La CGT TotalEnergiesQui appelle à un débrayage sur l'ensemble des installations industrielles et commerciales du groupe.
- Le coordinateur Éric SelliniQuicoordinateur CGT au sein du groupe prévient que l'action pourrait provoquer des blocages dans les raffineries et des fermetures de stations-service.
- La secrétaire générale Sophie BinetQuisecrétaire générale de la CGT demande au chef du gouvernement une réunion immédiate portant sur la hausse des prix et les rémunérations.
- La CGTQuiorganisation syndicale dénonce par ailleurs la détérioration des conditions de travail des salariés lors des vagues de chaleur.
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La section syndicale CGT TotalEnergiesQui engage une action d'ampleur nationale au sein de l'entreprise énergétique en appelant l'ensemble du personnel à cesser le travail sur tous les sites français du groupe. Cette consigne d'action concerne à la fois les raffineries, les dépôts de stockage et le réseau des stations-service répartis sur le territoire. L'organisation syndicale entend porter des revendications précises axées sur la revalorisation générale des rémunérations, la préservation des emplois ainsi que la prise en compte des difficultés quotidiennes vécues par le personnel. Les représentants des salariés indiquent vouloir peser sur les futures orientations de la direction générale de l'entreprise, dans une période marquée par de fortes tensions économiques sur les budgets des ménages.
Sur le terrain des opérations, les conséquences potentielles de cette mobilisation restent suspendues à l'ampleur du suivi parmi les équipes postées. Le coordinateur syndical Éric SelliniQuicoordinateur CGT au sein du groupe précise les modalités pratiques envisagées pour cette journée d'action collective. Selon le représentant syndical, les blocages logistiques dépendront de l'implication locale des équipes dans chaque installation industrielle. Des perturbations ciblées sont envisagées tant dans l'approvisionnement des carburants que dans la distribution directe aux usagers de la route. L'organisation locale du mouvement doit ainsi s'adapter aux décisions arrêtées par les assemblées générales de chaque raffinerie et dépôt pétrolier, ce qui déterminera l'intensité réelle des ralentissements d'activité observés au fil de la journée.
Au-delà des seules revendications salariales, la situation des conditions de travail constitue un grief majeur exposé par les représentants du personnel. Selon la CGTQuiorganisation syndicale, « Les salariés subissent une dégradation continue de leurs conditions de travail qui s'est accentuée pendant les périodes de canicule ». Les représentants rappellent que l'intensité des tâches imposées, combinée aux contraintes climatiques extrêmes de l'été dans des infrastructures lourdes, a fortement pesé sur la santé physique des opérateurs industriels. Cette dénonciation intervient alors que le personnel exprime une fatigue accrue liée au manque d'effectifs sur certains sites stratégiques. Le syndicat exige par conséquent des investissements structurels immédiats pour sécuriser les postes et préserver l'intégrité des salariés dans l'exercice quotidien de leurs missions techniques.
En parallèle de cette démarche sectorielle, la direction confédérale intervient directement auprès de l'exécutif. La secrétaire générale Sophie BinetQuisecrétaire générale de la CGT, s'exprimant devant l'Association des journalistes de l'information socialeQui, réclame des mesures globales face à l'érosion du pouvoir d'achat. La confédération CGTQuiorganisation syndicale adresse ainsi une demande formelle à Sébastien LecornuQui afin d'organiser sans délai une réunion multilatérale consacrée au blocage des prix des biens de consommation courante et au relèvement général des salaires. Pour la responsable syndicale, la situation des salariés de l'énergie rejoint une préoccupation nationale partagée par l'ensemble des branches professionnelles touchées par la hausse du coût de la vie.
Cette initiative syndicale relance le débat sur le partage de la valeur au sein des grands groupes énergétiques et industriels. Les instances représentatives mettent en avant les résultats financiers enregistrés par l'entreprise pour justifier un retour direct et significatif en faveur des équipes de terrain. Les discussions à venir entre les délégations syndicales et la direction des ressources humaines s'annoncent déterminantes pour la continuité des activités logistiques nationales. L'évolution de ce mouvement social dépendra des réponses apportées par la direction de l'entreprise et par le gouvernement aux demandes formulées, tandis que les fédérations professionnelles préparent les modalités opérationnelles de leur plan d'action.