Photo · France 24Fabien Roussel appelle à une mobilisation populaire contre la vie chère
Fabien Roussel appelle à manifester sur les ronds-points contre la hausse des carburants, mais le gouvernement rejette toute baisse de taxe et privilégie des aides ciblées.
Face à l'envolée des tarifs de l'énergie et des carburants à la pompe, Fabien RousselQuile patron des communistes et candidat à la présidentielle demande une réaction immédiate du pouvoir exécutif. Le secrétaire national du Parti communiste françaisQui lance un appel direct et invite la population à descendre dans la rue pour faire entendre sa colère. Lors d'une prise de parole publique, le dirigeant politique a fixé un ultimatum clair : « Si le gouvernement n'agit pas dans les jours qui viennent, j'appelle les Français à se mobiliser comme nous avons su le faire en 2018 avec les gilets jaunes (...) sur les ronds-points, devant les sous-préfectures, devant les préfectures, devant tous ». Cette initiative vise à contraindre le gouvernementQui à réviser sa politique tarifaire sous peine d'affronter des blocages coordonnés sur l'ensemble du territoire national dans les prochains jours.
Le responsable politique concentre ses critiques sur la fiscalité énergétique appliquée aux ménages et aux automobilistes. Pour atténuer la charge financière quotidienne, il réclame un abaissement immédiat du taux de taxe sur la valeur ajoutée sur les carburants à 5,5Le chiffretaux de TVA demandé sur les carburants3 rédactions · Sud Ouest, Le Parisien, Ouest-France pour cent, au lieu du taux normal en vigueur. D'après ses calculs, cette mesure entraînerait mécaniquement une réduction de 30Le chiffrebaisse du prix au litre d'essence via la réduction de TVA réclamée6 rédactions · France 24, Europe 1, Le Figaro, Franceinfo, Sud Ouest, Le Parisien centimes par litre de carburant. L'élu pointe également une augmentation de 15Le chiffrehausse sur le litre d'essence depuis le 1er janvier liée aux certificats6 rédactions · France 24, Europe 1, Le Figaro, Franceinfo, Sud Ouest, Le Parisien centimes par litre constatée depuis le début de l'année, une hausse directement attribuée aux mécanismes des certificats d'économies d'énergie imposés par l'État. Pour financer ce dispositif et amortir le choc, il préconise de mettre à contribution les énergéticiensQui en taxant plus lourdement leurs marges bénéficiaires exceptionnelles.
D'autres figures de l'opposition relaient également des revendications strictes sur le coût des carburants. Intervenant sur les ondes radiophoniques, Ségolène RoyalQuila candidate à la primaire socialiste a défendu la fixation d'un plafond tarifaire impératif pour préserver le pouvoir d'achat des travailleurs dépendants de leur véhicule personnel. L'ancienne ministre a plaidé en faveur d'« un litre d'essence (qui) ne doit pas dépasser 1,70 euro », estimant que l'exécutif doit bloquer administrativement les prix à la pompe pour juguler les effets de l'inflation sur les ménages les plus modestes. Cette proposition vient accentuer la pression sur les décideurs publics, alors que le mécontentement social s'amplifie face aux dépenses contraintes liées aux déplacements quotidiens.
Du côté de l'exécutif, la fin de non-recevoir reste catégorique quant à une baisse généralisée de la fiscalité sur les produits pétroliers. Interrogée sur les demandes de blocage tarifaire et de baisse générale des taxes, Maud BregeonQuila porte-parole du gouvernement a répliqué : « ce n'est pas le choix que nous faisons ». La représentante officielle réaffirme que le gouvernementQui privilégie le versement de dispositifs d'indemnisation ciblés en direction des ménages les plus modestes plutôt qu'une baisse fiscale générale jugée trop coûteuse pour les finances publiques et contraire aux objectifs écologiques. Malgré ce refus officiel, les menaces d'actions directes sur les axes routiers et devant les bâtiments publics maintiennent une vive tension politique.
Les chiffres
Comment on en est arrivé là
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