✎ C'est un barrage inédit.
survolertoucher pour le coup de plume
Photo · Le FigaroDes pêcheurs méditerranéens manifestent contre la hausse du carburant
Les marins bloquent plusieurs ports méditerranéens et maintiennent leur action devant les administrations maritimes jusqu'à l'obtention d'engagements financiers.
- Des rassemblements et des blocages de ports sont organisés par les marins le long du littoral méditerranéen, notamment à SèteQui.
- Le tarif du carburant détaxé atteint 1,20Le chiffreprix du gazole pêche détaxé dans la région2 rédactions · Le Parisien, Le Figaro euro le litre, pesant lourdement sur la viabilité économique des sorties maritimes.
- Les professionnels dénoncent aussi les contraintes réglementaires européennes et s'inquiètent pour le renouvellement des générations dans les ports.
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Les marins du littoral méditerranéen ont engagé une action concertée pour exprimer leur exaspération face à l'accroissement des charges d'exploitation et aux difficultés quotidiennes de leur métier. Des rassemblements importants ainsi que des barrages et des blocages d'accès ont perturbé l'activité de plusieurs installations maritimes, particulièrement à SèteQui et à Port-Vendres. Les manifestants ont également ciblé les locaux des Affaires maritimes pour interpeller directement les représentants de l'État. Pour Serge PallaresQuiprésident de l'union des villes portuaires d'Occitanie, la situation des équipages est critique : « C'est des personnes qui sont en détresse. Ils ont des familles, ils ont des enfants, ils doivent les faire vivre et aujourd'hui, ils n'y arrivent plus. C'est la dernière chance pour se faire entendre ». Cette action traduit l'inquiétude grandissante des équipages quant au maintien de leurs bateaux.
L'augmentation continue du prix du carburant constitue le motif premier de cette colère. Le tarif du gazole détaxé s'établit désormais à 1,20Le chiffreprix du gazole pêche détaxé dans la région2 rédactions · Le Parisien, Le Figaro euro le litre sur les quais de la région, grevant lourdement la rentabilité de chaque marée. D'après Manu MartinezQuivice-président comité local pêche de l'Aude et des PO et pêcheur, le carburant « représente les trois quarts des frais qu'on peut avoir sur une journée de pêche ». Confrontés à cette flambée budgétaire, les patrons et matelots modifient leurs habitudes de navigation et restreignent leurs zones de travail en mer. Le marin Mickael ChiajeseQuipêcheur confirme ces adaptations forcées qui diminuent les captures : « On économise les trajets, on va moins loin, donc des fois, on pêche un peu moins parce qu'on se contraint à aller moins loin ». Malgré ces arbitrages, les marges financières des navires s'amenuisent rapidement, menaçant l'équilibre financier des exploitations.
Aux difficultés liées au carburant s'ajoutent les contraintes imposées par les normes européennes encadrant la ressource halieutique. Les professionnels dénoncent les répercussions du plan de gestion West Med, qui limite drastiquement le temps passé en mer pour les chalutiers afin de préserver les stocks. Cette accumulation de directives complique la gestion quotidienne des bateaux et décourage les vocations. Selon Christine PoncharreauQuiprésidente du Comité régional des pêcheurs maritimes de Paca : « On est victime d'une surcharge administrative, on sait que le règlement West Med (qui encadre le chalutage, ndlr) va être de plus en plus restrictif, les jeunes ne veulent plus s'installer, les plus âgés partent à la retraite, donc on ». Pour les représentants sectoriels, le cumul des restrictions crée une situation critique qui empêche la transmission des armements côtiers.
Face à l'absence de perspectives immédiates, les structures représentatives préviennent que les actions sur le littoral vont durer. Les Comités régionaux des pêches d'Occitanie, de Paca et de Corse, OP et syndicatsQuiorganisations professionnelles ont fait savoir que l'action « se poursuivra tant que des réponses concrètes n'auront pas été apportées aux principales revendications de la profession ». De son côté, Bernard PerezQuiprésident du comité Occitanie confirme la détermination collective des marins à maintenir la pression sur les pouvoirs publics tant que des mesures sur le carburant ne seront pas accordées. Les représentants de la filière attendent des aides directes et des allègements de charges pour éviter l'arrêt définitif de nombreux navires.
Les chiffres
Comment on en est arrivé là
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