«Il n'y a pas de juste retour» : face au manque de moyens, le ras-le-bol des policiers nationaux pourrait prendre de l'ampleur
« La base de leur métier, mais pas plus. Fini les opérations coup de poing dans les cités. »
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RetourLes échanges ministériels se sont achevés dans l'insatisfaction syndicale tandis que les actions de grève du zèle restent en vigueur.
Les représentants syndicaux ont franchi les portes du ministère de l'IntérieurQui afin d'engager des discussions budgétaires directes avec Laurent NuñezQui. Selon les informations rapportées par Ouest-FranceCentre · 2026-09-04« Nous allons parler budget » : les syndicats de police reçus par Laurent NuñezLire l'article →, ce rendez-vous officiel faisait suite à la programmation de pourparlers fixée à la fin du mois d'août. Les délégations de la police nationale, parmi lesquelles figurent Un1téQuisyndicat de police et AllianceQui, entendaient confronter le ministre aux contraintes financières qui pèsent sur leurs services. D'après FranceinfoCentre · 2026-09-04Les syndicats de police sortent "insatisfaits" de leur échange avec le ministre de l'Intérieur et mettent en garde contre une mobilisation le 15 septembreLire l'article →, l'échange s'est achevé sur le constat de la déception syndicale, les organisations professionnelles déplorant l'absence d'engagements financiers immédiats de la part de l'administration centrale face aux attentes exprimées par les agents.
Les revendications salariales occupent la tête des doléances présentées par Linda KebbabQuisecrétaire nationale du syndicat Un1té, secrétaire nationale du syndicat Un1téQuisyndicat de police, qui a déclaré publiquement : « Ce sont les agents qui font tourner le ministère de l’Intérieur. Il y a des difficultés budgétaires et une rigueur qui ne frappe pas tout le monde. On attend des mesures de masse, pas des mesurettes ». Cette position rejoint celle exprimée par Yoann MarasQuidélégué national Alliance, délégué national d'AllianceQui, qui a rappelé la teneur des exigences relatives aux rémunérations : « Les syndicats demandent aussi une revalorisation des ISSP (Indemnité de sujétion spéciale de police), autre nom de la prime de risque, aujourd’hui à 28 % du salaire brut pour arriver à 35 %. Elle n’a pas été revalorisée depuis Christophe ». Selon Sud OuestCentre · 2026-09-03« On attend des mesures de masses » : le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez va recevoir les syndicats de police vendrediLire l'article →, cette stagnation des indemnités spécifiques nourrit la rancœur des troupes qui réclament des arbitrages budgétaires rapides.
Au-delà des rémunérations, la dégradation du matériel opérationnel et l'état des bâtiments suscitent des critiques sévères. D'après Europe 1Droite · 2026-09-04«Il n'y a pas de juste retour» : face au manque de moyens, le ras-le-bol des policiers nationaux pourrait prendre de l'ampleurLire l'article →, le quotidien professionnel des effectifs est marqué par des pénuries récurrentes. Arnaud BlaiseQuiréférent Un1té des quartiers nord, référent de Un1téQuisyndicat de police pour les quartiers nord, a décrit la vétusté des équipements en ces termes : « On a des voitures qui sont pourries, on a des beaux locaux sur certains secteurs, mais on a des locaux pourris sur d'autres. Les collègues ne peuvent même pas se changer dans les vestiaires sous peine de voir des rats, ». Cette situation force les agents à pallier les carences logistiques par leurs propres moyens financiers, comme l'a rapporté ce policier anonymeQuimembre d'une brigade dans la région : « On va utiliser nos deniers personnels pour avoir du matériel ou pour s'acheter des trucs qui vont être un peu mieux. Ça va être des chaussures, même si la boîte nous en fournit, mais des chaussures qui vont être un ». Ces témoignages concordants décrivent l'usure logistique subie au quotidien par les policiersQui sur le terrain.
Face à ces arbitrages jugés insuffisants, la contestation a pris la forme d'actions coordonnées dans les commissariats. Les policiersQui appliquent des consignes de grève du zèle depuis plusieurs journées afin de ralentir les procédures administratives et de manifester leur désaccord. L'organisation Un1téQuisyndicat de police a formellement exprimé son « mécontentement face à [un] mépris politique » à la sortie des discussions ministérielles. Les structures syndicales préviennent que cette démarche de protestation se prolongera jusqu'à la journée d'action programmée au milieu du mois de septembre, faute de réponses concrètes apportées par le gouvernement aux revendications portant sur les primes et les conditions de travail.
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« La base de leur métier, mais pas plus. Fini les opérations coup de poing dans les cités. »
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