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Vladimir Poutine appelle les Russes à voter pour soutenir l'offensive en Ukraine

17 septembre 20264 rédactions
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Le chef du Kremlin exhorte la population à se rendre aux urnes pour afficher son soutien aux forces armées déployées sur le front ukrainien.

  • Le président Vladimir PoutineQuipresident russe exhorte les citoyens à participer massivement au scrutin pour appuyer l'effort militaire en Ukraine.
  • D'après Jérôme GarroQuicorrespondant à Moscou de TF1/LCI, le Kremlin assimile toute contestation électorale à une trahison au profit d'adversaires extérieurs.
  • L'éviction de formations critiques comme IablokoQui laisse les électeursQui sans véritable alternative face au parti gouvernemental.
  • Pour le chercheur Nikolaï PetrovQuipolitologue russe du centre de réflexion New Eurasian Strategies Centre (NEST), la victoire du pouvoir à la DoumaQui ne fait aucun doute.
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À la veille de l'ouverture des bureaux de vote, le président Vladimir PoutineQuipresident russe s'est adressé directement à la population afin de réclamer une participation massive aux élections législatives. Le chef de l'État a présenté ce scrutin comme une étape déterminante destinée à soutenir les soldats engagés sur le front. Dans cette intervention télévisée, le dirigeant a affirmé que le devoir civique consistait à afficher la cohésion nationale face aux épreuves militaires. Ce vote vise à renouveler les députés de la DoumaQui, alors que l'offensive militaire déclenchée en Ukraine concentre l'ensemble des discours officiels.

Cette prise de parole publique a pour objectif d'écarter toute contestation politique intérieure. Selon Jérôme GarroQuicorrespondant à Moscou de TF1/LCI, « Pourquoi fait-il cela à la veille des élections ? Pour empêcher toute velléité de contestation, critiquer le pouvoir ou le scrutin reviendrait à soutenir un ennemi extérieur, les Occidentaux, et donc à trahir son pays ». Le discours officiel transforme ainsi l'acte de vote en gage d'attachement à l'État et aux combattants, rendant toute forme d'opposition assimilable à un acte hostile. Dans toute la RussieQui, les canaux de communication étatiques relaient cet impératif d'union patriotique.

La compétition électorale reste sous un contrôle strict de l'appareil gouvernemental. Pour le politologue Nikolaï PetrovQuipolitologue russe du centre de réflexion New Eurasian Strategies Centre (NEST), « il ne s'agit pas de savoir si Russie unie va remporter ces élections ou non ». La domination du parti au pouvoir ne laisse aucune incertitude quant à la future composition de l'assemblée. Les forces parlementaires fidèles à la ligne présidentielle s'apprêtent à conserver leur écrasante majorité, sans qu'aucun débat contradictoire sur la conduite des hostilités militaires ne puisse véritablement s'exprimer durant les débats publics.

L'absence de pluralisme se manifeste par la mise à l'écart systématique des voix dissidentes. Les autorités ont invalidé de nombreuses candidatures indépendantes, notamment celles du parti d'opposition IablokoQui. Cette décision a suscité la désillusion chez de nombreux citoyens. Témoin de cette situation, l'étudiante IevdokiaQuiétudiante moscovite de 18 ans affirme : « Si l'enregistrement de Iabloko aux élections n'avait pas été annulé, j'aurais bien sûr voté pour eux ». L'intervention de la justiceQui et des instances électorales a ainsi écarté les rares formations politiques qui critiquaient publiquement le conflit armé et la gestion gouvernementale.

Face à cette fermeture du jeu politique, les électeursQui risquent de délaisser les urnes ou d'exprimer leur désintérêt. Les appels répétés émis par le pouvoir central cherchent à pallier la démobilisation en insistant sur l'enjeu vital de la confrontation internationale. Pour le gouvernement, un taux de participation élevé demeure indispensable afin de proclamer la légitimité populaire des choix stratégiques. En sommant les RussesQui de faire bloc derrière l'armée, le pouvoir entend afficher la solidité interne de la RussieQui face aux pressions diplomatiques et aux sanctions étrangères.

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