Photo · Le MondeUn tribunal spécial à La Haye condamne l'ancien président kosovar Hashim Thaçi à 25 ans de prison
La juridiction internationale siégeant aux Pays-Bas a rendu son verdict contre les anciens dirigeants de la guérilla kosovare.
- Le tribunal spécial pour le KosovoQui siégeant à La HayeQui a condamné Hashim ThaçiQui pour des crimes de guerre.
- Le juge président Charles SmithQuijuge président a fixé la peine après un réquisitoire réclamant 45Le chiffrepeine requise par la procureur2 rédactions · France 24, RFI ans de réclusion.
- Une peine de 25Le chiffrepeine de prison pour Jakup Krasniqi2 rédactions · France 24, RFI ans de détention a également été infligée à un coaccusé de l'ancienne guérilla.
- Glauk KonjufcaQuiministre des Affaires étrangères du Kosovo a qualifié cette décision judiciaire de frappe injuste contre la cause de l'indépendance.
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Le tribunal spécial pour le KosovoQui siégeant à La HayeQui a rendu son jugement concernant les anciens dirigeants de l'Armée de libération du Kosovo. Au terme d'une longue procédure judiciaire, Hashim ThaçiQui a été reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contreL'HumanitéGauche · 2026-09-16L’ancien président du Kosovo, Thaçi, reconnu coupable de crimes de guerre et condamné à 25 ans de prison par le tribunal international de La HayeLire l'article →commis durant les affrontements passés. Le juge président Charles SmithQuijuge président a prononcé la sentence à l'encontre de l'ancien chef d'État, concluant de longues audiences consacrées aux exactions commises contre des civils, des opposants politiques et des membres des minorités. Lors de l'audience solennelle, le magistrat a prononcé la formule officielle : « La Chambre vous condamne à une peine unique de 25 ans d'emprisonnement, sous déduction de la période de détention déjà effectuée ». Le magistrat a ainsi sanctionné les actes imputés au commandement militaire de cette époque.
Cette condamnation intervient après un réquisitoire particulièrement sévère. Le ministère public avait en effet réclamé une durée de détention s'élevant à 45Le chiffrepeine requise par la procureur2 rédactions · France 24, RFI ans de réclusion contre les accusés, pointant leur implication directe ou hiérarchique dans les exactions reprochées. Les poursuites concernaient des arrestations arbitraires, des actes de torture et des assassinats de détenus civils dans plusieurs centres clandestins. La juridiction a estimé que les éléments de preuve établissaient la culpabilité de l'ancien commandant dans la chaîne de commandement des forces insurgées. Une peine de 25Le chiffrepeine de prison pour Jakup Krasniqi2 rédactions · France 24, RFI ans de détention a également été infligée à un autre responsable poursuivi dans cette même affaire, traduisant la sévérité des sanctions retenues par la chambre de jugement.
Le verdict intervient alors que le souvenir des affrontements armés reste vif dans l'ensemble des Balkans occidentaux. Les hostilités avaient entraîné la mort de plus de 11 000Le chiffreAlbanais kosovars tués2 rédactions · France 24, RFI personnes issues de la population locale, victimes de la répression exercée par les forces gouvernementales de Belgrade avant l'intervention occidentale. La juridiction avait été mise en place avec le soutien des instances européennes afin d'examiner spécifiquement les actes répréhensibles attribués à la guérilla indépendantiste. Les magistrats ont rappelé durant les débats que la recherche de justice s'appliquait à l'ensemble des exactions commises, indépendamment de la faction concernée ou de la légitimité de la cause défendue sur le terrain militaire.
L'annonce de la sentence a provoqué de vives protestations au sein de la classe dirigeante kosovare. Le ministre des Affaires étrangères, Glauk KonjufcaQuiministre des Affaires étrangères du Kosovo, a fermement contesté les conclusions de la cour, affirmant : « Un jugement terrible pour le Kosovo, pour notre guerre de libération. C’est une décision triste, injuste, imméritée ». De nombreux partisans de l'ancien président perçoivent cette issue judiciaire comme une tentative d'altérer la mémoire du combat pour l'indépendance nationale. À Pristina, les représentants gouvernementaux maintiennent que l'engagement des combattants répondait à une agression extérieure et refusent l'assimilation des actions de résistance armée à des entreprises criminelles systématiques.
Les voies de recours restent ouvertes pour la défense qui conteste la régularité des témoignages et la compétence de cette cour délocalisée. Les avocats avaient plaidé l'acquittement général, affirmant que les preuves matérielles directes faisaient défaut pour imputer ces crimes aux plus hauts responsables politiques. Les juges ont toutefois estimé que les structures de décision et les ordres transmis suffisaient à établir la responsabilité pénale des accusés. Le dossier doit désormais faire l'objet de recours en appel devant cette même juridiction, prolongeant ainsi le processus judiciaire autour de ces événements historiques.