✎ Projet symbolique de la politique raciste et autoritaire de l’administration Trump, l’« Alcatraz des alligators », fermé depuis trois mois, n’a pas fini de faire parler de lui.
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Photo · Le MondeUn rapport ministériel américain révèle l'enfermement de migrants dans des mini-cellules
L'inspection officielle confirme l'enfermement de plusieurs dizaines de personnes dans des compartiments grillagés très étroits au sein d'un établissement fermé de Floride.
- L'Inspection générale du DHSQuienquête interne a conclu ses investigations sur les conditions de captivité au sein du centre de rétention Alcatraz des alligatorsQui.
- Le rapport confirme que 79 personnesQui ont été enfermées dans des cages de 1,67Le chiffresurface au sol d'une cellule2 rédactions · Le Monde, Le Figaro mètre carré.
- L'organisation Amnesty InternationalQuiONG de défense des droits humains dénonce des agissements contraires au droit avant la fermeture définitive du site.
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L'enquête menée par l'Inspection générale du DHSQuienquête interne au sein du ministère de l’Intérieur (DHS) états-unienQui a rendu publiques ses conclusions concernant les pratiques observées dans cet établissement de Floride. Les inspecteurs ont consigné le placement d'hommes et de femmes dans des compartiments grillagés de dimensions particulièrement restreintes au sein du centre de rétention Alcatraz des alligatorsQui. Ce complexe, situé au milieu des marais de cet État méridional, a utilisé ces dispositifs d'isolement durant plusieurs mois consécutifs. Le document administratif explique que les surveillants recouraient à ces structures pour isoler des personnes dès leur arrivée ou à la suite d'incidents mineurs. L'établissement a fonctionné sous cette organisation jusqu'à l'arrêt complet de ses activités et son démantèlement définitif à l'arrivée de l'été.
Les constatations techniques décrivent des espaces grillagés ne laissant pratiquement aucun espace de mouvement aux personnes retenues. Chaque cage mesurait 1,67Le chiffresurface au sol d'une cellule2 rédactions · Le Monde, Le Figaro mètre carré, si bien que les personnes ne disposaient pas de la place nécessaire pour s'allonger convenablement sur le sol en béton. Selon les investigations administratives, 79 personnesQui ont subi ce traitement et ont été enfermées dans ces compartiments étroits durant des périodes parfois prolongées. Le personnel du centreQuipersonnel affectait régulièrement des personnes à ces espaces sans décision disciplinaire formelle ni examen médical préalable. Les agents justifiaient parfois cette mesure par le manque de lits disponibles ou par des difficultés de gestion des flux quotidiens d'arrivées dans le complexe.
Les rédacteurs du document officiel ont vivement critiqué l'usage de ce dispositif de contention grillagé. L'Inspection générale du DHSQuienquête interne a formellement acté que « Le recours à ces petites cellules grillagées, quelle qu’en soit la raison, est sans précédent parmi les centres de rétention inspectés par l’inspection générale ». Les conclusions administratives dénoncent l'absence totale de base réglementaire permettant d'enfermer des êtres humains dans des structures aussi étroites au sein du centre de rétentionQui. De son côté, l'organisation Amnesty InternationalQuiONG de défense des droits humains a dénoncé ces agissements, évoquant « des violations des droits humains s’apparentant dans certains cas à de la torture ». Les défenseurs des libertés fondamentales demandent désormais des comptes aux autorités fédérales et des sanctions administratives contre les responsables opérationnels ayant validé la mise en place de ces cages.
Cette structure d'enfermement avait été promue et mise en avant par le pouvoir politique fédéral. Le président Donald TrumpQuiprésident américain avait lui-même vanté l'isolement géographique et la sécurité naturelle du site en déclarant : « On a beaucoup de flics sous forme d'alligators ». L'isolement au milieu des marécages servait d'argument dissuasif face aux tentatives d'évasion, alors que les associations humanitaires alertaient déjà sur les risques sanitaires et l'opacité régnant à l'intérieur des bâtiments. Malgré la fermeture ultérieure de ce site ordonnée par le Ministère de l'Intérieur américainQui, les répercussions de ce dossier continuent de peser sur la gestion des structures migratoires fédérales et sur la surveillance des établissements provisoires à travers le pays.
Les chiffres
Comment on en est arrivé là
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