✎ Des désaccords au sein de l’UE, alors que les attaques hybrides russes se multiplient et que Moscou multiplie ses frappes contre l’Ukraine ?
survolertoucher pour le coup de plume
Photo · Les ÉchosL'Union européenne reporte les sanctions contre la Russie à la demande de la France
L'Union européenne reporte le renouvellement de ses sanctions contre Moscou après une demande de dérogation formulée par Paris concernant un oligarque.
- L'UEQui reporte la reconduction de ses sanctions contre Moscou après une demande de dérogation formulée par la FranceQui.
- La demande de Paris vise à retirer Alicher OusmanovQui de la liste des personnalités sous sanctions pour des raisons de sécurité nationale.
- Le dispositif en attente de renouvellement concerne plus de 3 000Le chiffrepersonnes et entités accusées de soutenir l'effort de guerre russe en Ukraine2 rédactions · 20 Minutes, Les Échos personnes et entités accusées de soutenir l'effort militaire russe.
- Volodymyr ZelenskyQuiprésident ukrainien s'oppose à tout allègement et prévient que « ce n'est certainement pas le moment de lever les sanctions ».
- Les consultations techniques se poursuivent entre les 27Le chiffreÉtats membres participant aux réunions2 rédactions · 20 Minutes, Les Échos capitales pour tenter de parvenir à un accord unanime.
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Le dispositif européen de sanctions dirigé contre les intérêts de Moscou connaît un ralentissement diplomatique imprévu. Alors que l'ensemble des délégations devait reconduire les mesures restrictives adoptées depuis le début du conflit, la démarche formulée par la FranceQui a suspendu l'adoption automatique du texte. L'Union européenneQui a ainsi choisi de reporter le renouvellement formel de son régime de sanctions. Ce report intervient alors que le consensus diplomatique est requis pour maintenir l'ensemble des dispositions juridiques en vigueur à l'échelle du continent. Les diplomates réunis dans la capitale belge ont constaté l'absence d'accord unanime lors des pourparlers préparatoires, empêchant la validation définitive du paquet de mesures avant l'expiration du calendrier initial.
La suspension des discussions découle directement du cas individuel de Alicher OusmanovQui. L'homme d'affaires fait l'objet d'un gel des avoirs et d'une interdiction de séjour sur le territoire communautaire en raison de ses liens présumés avec le pouvoir russe. La FranceQui a demandé à ses partenaires le retrait du milliardaire de la liste officielle des personnalités sanctionnées. Pour justifier cette démarche exceptionnelle, une source diplomatique a indiqué : « Nous avons une question spécifique de sécurité nationale et souhaitons répondre positivement à nos partenaires internationaux qui nous démarchent au sujet de M. Ousmanov ». Cette requête concerne directement la situation de ressortissants retenus à l'étranger, incitant Paris à solliciter cette dérogation auprès des autres délégations nationales.
L'absence d'accord bloque l'ensemble du dispositif coercitif européen. La reconduction périodique concerne en effet plus de 3 000Le chiffrepersonnes et entités accusées de soutenir l'effort de guerre russe en Ukraine2 rédactions · 20 Minutes, Les Échos personnes physiques et entités morales accusées de soutenir l'effort militaire russe. Sans accord unanime, c'est l'ensemble de cette architecture juridique qui risque la caducité. Face aux interrogations des délégations, Jean-Noël BarrotQuiministre français des Affaires étrangères a précisé que les pourparlers sont « actuellement en cours au niveau technique à Bruxelles ». Du côté des partenaires, un porte-parole de l'IrlandeQuiporte-parole de l'Irlande a déclaré que « Les consultations vont se poursuivre et de nouvelles discussions devraient avoir lieu ». Les discussions diplomatiques se poursuivent afin de trouver un compromis acceptable pour les 27Le chiffreÉtats membres participant aux réunions2 rédactions · 20 Minutes, Les Échos capitales participantes.
Cette initiative diplomatique provoque une réaction immédiate et vigoureuse des autorités ukrainiennes. Informé de la démarche française d'exemption, Volodymyr ZelenskyQuiprésident ukrainien est intervenu pour réclamer une fermeté totale à l'égard de l'entourage économique du Kremlin. Le président ukrainien a formellement affirmé que « ce n'est certainement pas le moment de lever les sanctions ». Les représentants de Kiev estiment que toute brèche ouverte dans le régime des sanctions affaiblirait la pression exercée contre Moscou. Les 27Qui doivent ainsi arbitrer entre les impératifs exprimés par la FranceQui et la nécessité de préserver un front uni face aux objections ukrainiennes et aux réticences de plusieurs partenaires continentaux.