Photo · Le FigaroLes États-Unis bloquent le chef du nucléaire iranien en route vers Vienne
Le chef de l'énergie atomique iranienne est empêché de rejoindre Vienne à la suite du rejet de sa dérogation par les autorités américaines.
- En route vers la réunion de l'AIEAQui, Mohammad EslamiQui a été bloqué durant son vol vers Vienne.
- Les États-UnisQui ont refusé la dérogation demandée par le responsable sanctionné pour voyager.
- Pour l'IranQui, cette décision américaine constitue une violation injustifiée des règles diplomatiques.
- L'absence forcée de Mohammad EslamiQui prive l'AIEAQui d'un interlocuteur clé en pleine confrontation régionale.
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L'interruption du voyage du haut représentant de l'IranQui s'est produite alors que celui-ci tentait de rejoindre le siège de l'agence internationale en Autriche. Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomiqueQui, Mohammad EslamiQui, avait pris place à bord d'un vol commercial avec les membres de son équipe dans le but de siéger aux travaux pléniers de l'AIEAQui. Cependant, le déplacement aérien a été brutalement interrompu avant son terme sous la pression directe exercée par les États-UnisQui. L'interdiction d'accès imposée en cours de transit a rendu impossible la poursuite du trajet vers la capitale autrichienne, empêchant définitivement la mission officielle de participer aux délibérations programmées de l'instance internationale de contrôle de l'atome. Les passagers de la délégation ont ainsi été contraints d'interrompre leur acheminement sans pouvoir atteindre la conférence annuelle.
Les motifs de cette entrave au déplacement ont été précisés par les autorités gouvernementales de Washington. Le secrétaire d'État à l'Énergie, Chris WrightQuisecrétaire d'Etat américain à l'Energie, a exposé la fermeté de l'exécutif américain en affirmant : « Nous ne voulons pas que des individus sanctionnés contournent leurs sanctions. Il a demandé une dérogation aux sanctions et celle-ci a été refusée ». Par cette déclaration formelle, le représentant américain a confirmé que le responsable demeure sous le coup des restrictions financières et administratives qui lui interdisent tout déplacement international sans dispense préalable. Cette dispense officielle a été catégoriquement rejetée par les services administratifs compétents, qui entendent maintenir une pression maximale et faire appliquer sans exception les sanctions pesant sur les dignitaires du programme nucléaire.
La réaction des autorités de Téhéran a été immédiate et particulièrement sévère envers les entraves imposées à leur mission officielle. L'adjoint aux affaires juridiques internationales de l'institution atomique, Behrouz KamalvandiQuiadjoint aux affaires juridiques internationales de l'OIEA, a dénoncé avec gravité cette interdiction d'accès en la qualifiant de « un précédent qui affectera tout le monde ». Les diplomates estiment que cette mesure unilatérale viole les accords internationaux régissant l'accueil des délégations auprès des agences des Nations unies. Selon les juristes de la mission, cette mise à l'écart constitue une pratique jugée préjudiciable pour l'ensemble des délégations étrangères amenées à siéger dans la capitale autrichienne, remettant en cause la neutralité des institutions chargées de faciliter le dialogue technique multilatéral.
Le porte-parole de la diplomatie, Esmaïl BaghaïQuiporte-parole de la diplomatie iranienne, a également dénoncé les conditions ayant empêché l'arrivée de la délégation sur le sol autrichien, fustigeant une démarche politique qui porte atteinte aux prérogatives souveraines de son pays. Les diplomates estiment que la pression exercée pour bloquer l'octroi des autorisations de voyage bafoue ouvertement les règles diplomatiques multilatérales. Selon les prises de position exprimées à Téhéran, priver l'IranQui de sa voix au sein de l'assemblée internationale affaiblit grandement les canaux d'échange technique pourtant indispensables au suivi des activités sensibles de la région. Cette obstruction vise, selon eux, à restreindre la défense publique de leurs orientations stratégiques devant l'assemblée plénière.
Cet événement survient durant une confrontation géopolitique ouverte qui oppose l'IranQui aux États-UnisQui ainsi qu'à IsraëlQui. Alors que l'AIEAQui cherche à maintenir un canal d'échanges sur la surveillance des sites et des stocks de matières enrichies, l'impossibilité pour Mohammad EslamiQui de siéger prive la conférence de son principal interlocuteur technique. Ce blocage direct accentue le fossé diplomatique entre les parties prenantes, fermant un canal de communication direct et fragilisant davantage les démarches de concertation engagées autour du dossier atomique. La crise diplomatique ouverte par cette interdiction complique toute perspective d'apaisement entre les capitales concernées par la gouvernance de la sécurité régionale.
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