Photo · Le MondeLe tribunal administratif d'Orléans saisi pour l'annulation des municipales à Montargis
Le tribunal administratif d'Orléans doit se prononcer sur l'annulation du scrutin municipal après l'audience examinant les recours électoraux.
- Devant la juridiction d'Orléans, le rapporteur publicQuirapporteur public a préconisé l'annulation de l'élection municipale à MontargisQui.
- La victoire de la liste menée par le Rassemblement nationalQui s'était jouée à 59Le chiffreécart avec la liste de Bruno Nottin5 rédactions · Franceinfo, Le Parisien, Ouest-France, Le Monde, 20 Minutes voix d'écart.
- Après le scrutin, Côme DunisQuimaire élu a annoncé sa démission de ses fonctions de maire.
- Le tribunal administratif doit rendre son délibéré dans les prochaines semaines.
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L'audience tenue devant la juridiction administrative d'Orléans a marqué une étape décisive pour l'avenir politique local. le rapporteur publicQuirapporteur public a formellement demandé l'annulation du scrutin municipal organisé au printemps à MontargisQui. Cette commune, qui compte plus de 15 000Le chiffrepopulation de la ville3 rédactions · Franceinfo, Ouest-France, Le Monde résidents, avait basculé lors des élections de mars en désignant la liste conduite par le Rassemblement nationalQui. Lors des débats, le magistrat a estimé que plusieurs manquements aux règles électorales avaient faussé la sincérité du vote, recommandant dès lors aux juges d'invalider purement et simplement le résultat proclamé. La décision définitive des juges demeure désormais suspendue au délibéré, qui doit intervenir dans les semaines à venir.
Cette procédure contentieuse découle directement de la requête déposée par l'opposition de gauche. La contestation a été portée par Bruno NottinQuicandidat communiste / requérant, qui conduisait la liste unitaire lors du scrutin municipal et avait recueilli 33,10Le chiffrescore du candidat communiste2 rédactions · Le Monde, 20 Minutes % des voix. Dans leurs écritures transmises à la juridiction, Bruno Nottin et Dalip VehapiQuimembres de la liste de la gauche unie ont dénoncé des agissements contraires au code électoral : « Mensonges, calomnies, vidéos diffamatoires, communication après la fin de la campagne officielle, pressions. Ces pratiques illégales ont fortement influencé le résultat du scrutin ». Les plaignants ont ciblé la diffusion sur internet de contenus polémiques juste avant l'ouverture des bureaux de vote. De son côté, Bruno NottinQuicandidat communiste / requérant a soutenu : « On sait qu’ils ont triché et diffamé avec une vidéo absolument scandaleuse et consultée 24 000 fois ».
Les conclusions présentées par le rapporteur publicQuirapporteur public ont validé une grande partie des arguments soulevés par les requérants. Le magistrat a insisté sur la très faible différence de voix constatée au terme du scrutin entre les deux listes rivales. L'écart entre les prétendants ne s'élevait en effet qu'à 59Le chiffreécart avec la liste de Bruno Nottin5 rédactions · Franceinfo, Le Parisien, Ouest-France, Le Monde, 20 Minutes voix sur l'ensemble des suffrages exprimés dans la commune. Dans une confrontation aussi serrée, la diffusion tardive d'attaques personnelles non contredites a pu altérer le choix civique des électeurs indécis. Devant la formation de jugement, le rapporteur publicQuirapporteur public a ainsi affirmé : « Eu égard au faible écart de voix, il n’est pas exclu que la diffusion de telles informations ait pu détourner de leur vote un nombre suffisant d’électeurs ».
Pour sa défense, le camp adverse a plaidé le rejet de la requête en soutenant que ces publications n'avaient pas eu d'effet déterminant sur le résultat final. L'avocat Thomas LavalQuiavocat du Rassemblement national, intervenant pour représenter le Rassemblement nationalQui, a affirmé qu'il n'était « pas possible de mesurer avec précision l’influence réelle » de ces messages numériques sur la participation ou sur le verdict des urnes. La juridiction doit désormais apprécier si la gravité des faits reprochés justifie d'effacer le scrutin ou si la proclamation initiale doit être confirmée.
Cette incertitude juridique prolonge une période de fortes turbulences pour la municipalité. En août, Côme DunisQuimaire élu avait créé la surprise en annonçant sa démission de son mandat de maire par le biais d'un communiqué officiel. L'élu avait justifié son départ en expliquant : « Cette décision est, sans aucun doute, la plus difficile de ma vie ». Alors que la gestion quotidienne de la ville demeure affectée par ces remous successifs, le délibéré du tribunal administratif d'Orléans fixera le sort de l'équipe municipale et indiquera si les électeurs devront prochainement retourner aux urnes.
Les chiffres
Comment on en est arrivé là
- 5 août 2026Côme Dunis a annoncé sa démission dans un communiqué de presse.5 rédactions
- 17 septembre 2026Le rapporteur public a préconisé l'annulation de la victoire du RN à Montargis devant le tribunal administratif d'Orléans.vous êtes ici · 5 rédactions