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Société

Le tribunal administratif examine l'expulsion de l'influenceur Boualem Naman

Le rapporteur public demande l'annulation de l'arrêté d'expulsion visant un influenceur algérien, fragilisant la doctrine d'éloignement du ministère de l'Intérieur pour des propos tenus sur les réseaux sociaux.

3 septembre 20264 rédactions
Photo · Le Figaro
En direct· 4 articles en 3 h

Le tribunal administratif de Paris a examiné le recours contre l'expulsion de l'influenceur algérien et rendra son délibéré après les conclusions du rapporteur public.

Dernier article3 septembre, 19 h 07 · Europe 1

L'audience tenue devant le Tribunal administratif de ParisQui a marqué une étape décisive dans le contentieux relatif à l'éloignement du territoire français visant le créateur de contenu algérien Boualem NamanQui. Le magistrat chargé de formuler les conclusions de l'administration de la justice, le rapporteur public, a préconisé l'annulation de l'arrêté ministériel pris à son encontre. Cette position a été rendue publique lors des débats judiciaires, avant la mise en délibéré du jugement. D'après les informations rapportées par Le FigaroDroite · 2026-09-03Un rapporteur public demande l'annulation de l'expulsion de l’influenceur algérien DoualemLire l'article → ainsi que par Le ParisienDroite · 2026-09-03Influenceur algérien Doualemn : le rapporteur public demande l’annulation de son expulsionLire l'article →, l'analyse du magistrat conclut au caractère irrégulier de la mesure prise par les services de l'État, estimant que les conditions légales nécessaires à un tel éloignement d'urgence ne se trouvaient pas réunies lors de la signature de l'arrêté initial.

La mesure d'éloignement avait été décidée au début de l'année passée sous l'autorité du ministère de l'Intérieur, dans le cadre d'un durcissement revendiqué des procédures administratives d'expulsion. Les autorités reprochaient à Boualem NamanQui la diffusion de vidéos et de messages sur les plateformes numériques accusés de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État ou de constituer des provocations graves contre l'ordre public. Comme le précise Le JDDDroite · 2026-09-03Crise France-Algérie : le rapporteur public demande l’annulation de l’arrêté d’expulsion de l’influenceur DoualemnLire l'article →, cette initiative s'inscrivait dans une séquence diplomatique et sécuritaire particulièrement sensible entre Paris et Alger, marquée par une surveillance accrue des discours tenus en ligne par des ressortissants étrangers. La défense de l'intéressé avait immédiatement contesté la proportionnalité de la sanction administrative, plaidant l'absence de menace directe ou concrète pouvant justifier une mesure privative de liberté aussi radicale que le renvoi forcé.

Lors de l'audience de cette semaine, l'examen détaillé des pièces a conduit le représentant indépendant de la juridiction à rejeter l'argumentaire du ministère de l'Intérieur. Selon les éléments présentés devant le Tribunal administratif de ParisQui, les publications reprochées à Boualem NamanQui, bien que polémiques ou outrancières, ne caractérisent pas une menace réelle et actuelle d'une gravité telle qu'elle autorise une procédure dérogatoire aux garanties ordinaires du droit de séjour. Le rapporteur public a ainsi estimé que l'arrêté reposait sur une qualification excessive des faits, qui assimilait des provocations orales sur Internet à des agissements susceptibles de compromettre la sécurité nationale. Le compte rendu de cette séance d'instruction, diffusé également par Europe 1Droite · 2026-09-03Le Conseil d’Etat demande l’annulation de l'arrêt d’expulsion visant l’influenceur algérien DoualemnLire l'article →, montre que la question des limites strictes imposées par la législation aux décisions ministérielles a constitué le point focal des échanges entre les parties.

L'avis formulé par le rapporteur public ne lie pas juridiquement la formation de jugement, mais il est suivi dans une large majorité des dossiers examinés par la justice administrative. Si les juges valident cette préconisation dans leur décision à venir, l'arrêté d'expulsion visant Boualem NamanQui sera formellement anéanti, ce qui obligerait le ministère de l'Intérieur à réexaminer la situation administrative de l'intéressé ou à former un pourvoi devant la juridiction d'appel compétente. L'issue de ce litige est attendue par les praticiens du droit des étrangers car elle fixera le cadre juridique entourant l'expulsion administrative de ressortissants étrangers pour de simples contenus diffusés sur les réseaux sociaux.

Boualem NamanTribunal administratif de Paris

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