La juridiction administrative a tranché ce litige en maintenant les effets de l'arrêté ministériel. Saisi par Xenia FedorovaQui d'une demande tendant à la suspension de son éloignement du territoire français, le Tribunal administratif de ParisQui a rejeté cette requête en référé. Les magistrats ont considéré que la condition d'urgence requise par les textes législatifs pour bloquer immédiatement une décision administrative ne se trouvait pas remplie. Cette appréciation juridique prive la requérante de la possibilité de rester légalement en France pendant l'examen au fond du dossier. L'ordonnance rendue ce vendredi confirme la rigueur de l'analyse judiciaire face aux contestations portant sur des arrêtés préfectoraux et ministériels pris pour la sauvegarde des intérêts fondamentaux de l'État.
Cette démarche contentieuse constituait une nouvelle tentative pour faire échec à la mesure d'éloignement notifiée par le ministère de l'Intérieur. Défendue par Emmanuel PiwnicaQui, l'ancienne responsable médiatique avait déjà essuyé un revers procédural similaire devant les mêmes instances judiciaires. Les représentants légaux soutenaient que l'exécution de cette expulsion porterait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale ainsi qu'à l'exercice des droits fondamentaux de leur cliente. Le juge des référés a néanmoins écarté ces arguments, estimant que la situation ne présentait pas le caractère de gravité et d'imminence indispensable pour prononcer la suspension provisoire demandée par Xenia FedorovaQui.
L'arrêté d'expulsion pris par les autorités françaises repose sur des motifs tenant à la préservation de la sécurité nationale et à la prévention des opérations d'ingérence étrangère. La requérante, qui a dirigé l'antenne française d'une chaîne publique russe jusqu'à son interdiction de diffusion au sein de l'Union européenne, fait l'objet d'une surveillance étroite des services compétents. Les rapports administratifs versés au dossier évoquent des actions d'influence préjudiciables ainsi que des liens suivis avec l'appareil d'État russe. Face à ces constatations, le représentant de l'administration a soutenu que la présence de Xenia FedorovaQui sur le sol national représentait une menace actuelle pour l'ordre public, justifiant son renvoi sans délai supplémentaire.
La décision rendue par le Tribunal administratif de ParisQui a été rapportée par Le FigaroDroite · 2026-08-14Expulsion de Xenia Fedorova : le tribunal administratif de Paris déboute de nouveau la chroniqueuse russeLire l'article →, Le ParisienDroite · 2026-08-14Le tribunal administratif de Paris rejette un second recours de la chroniqueuse russe pro-Kremlin Xenia Fedorova contre son expulsionLire l'article → et Le MondeGauche · 2026-08-14Xenia Fedorova : le tribunal administratif de Paris rejette le recours en référé-suspension contre l’expulsion de la propagandiste russeLire l'article →, qui ont détaillé la portée de ce rejet successif pour la situation administrative de l'intéressée. Selon les informations diffusées par 20 MinutesCentre · 2026-08-14Le recours contre l’expulsion de la chroniqueuse pro-Kremlin Xenia Fedorova rejetéLire l'article → ainsi que par FranceinfoCentre · 2026-08-14La justice française rejette un deuxième recours de la chroniqueuse russe Xenia Fedorova contre son expulsionLire l'article →, cette issue permet à l'administration préfectorale de poursuivre les démarches en vue de l'éloignement effectif. Bien qu'un recours sur le fond demeure pendant devant la justice administrative afin de statuer sur la légalité même de l'arrêté ministériel, cette action n'a aucun caractère suspensif. L'exécution matérielle de la mesure d'éloignement peut ainsi intervenir légalement à tout moment, marquant une étape notable dans le traitement de ce dossier.
Ce dossier met en jeu l'équilibre juridique entre les impératifs de souveraineté nationale et les voies de recours offertes aux ressortissants étrangers. Les avocats engagés dans la défense ont exprimé leur désaccord avec l'analyse retenue par la formation de jugement, rappelant que l'éloignement forcé créerait une situation difficilement réversible en cas d'annulation ultérieure de l'arrêté ministériel. Du côté de l'État, les représentants du ministère ont fait valoir que les procédures d'urgence ne sauraient faire obstacle aux impératifs de sauvegarde de la sécurité publique lorsque des ingérences avérées sont constatées. L'affaire suit désormais son cours devant les juridictions administratives chargées de trancher définitivement le litige au fond.