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Société

Le personnel de France Inter maintient sa grève après le refus d'une proposition de la direction

17 septembre 20269 rédactions
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Le mouvement social reste programmé ce week-end après le rejet par les organisations syndicales d'un format de débat contradictoire.

  • L'assemblée générale des personnels de France InterQui a rejeté la formule d'aménagement proposée par la direction pour la matinale.
  • La direction de Radio FranceQui envisageait de remplacer l'éditorial de Charles SapinQui par un débat contradictoire hebdomadaire.
  • Le mot d'ordre d'arrêt de travail déposé par l'intersyndicale pour dimanche reste maintenu.
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La contestation interne se poursuit sans issue favorable immédiate au sein du service public radiophonique. Réunis en assemblée générale afin d'examiner les ouvertures transmises par leurs dirigeants, les salariés de France InterQui ont repoussé la formule d'apaisement présentée pour dénouer la crise. Les syndicats de la maison ronde ont immédiatement acté ce rejet massif, confirmant que le mot d'ordre d'arrêt de travail restait pleinement d'actualité pour la fin de semaine. La tentative de médiation formulée pour éteindre le mécontentement n'a pas permis de fléchir la détermination des équipes éditoriales et techniques, qui réclament la remise à plat de la décision prise pour la grille matinale.

Pour tenter de désamorcer la fronde, les instances dirigeantes de Radio FranceQui avaient suggéré d'aménager le rendez-vous confié à Charles SapinQui. La direction envisageait de substituer à sa chronique politique solitaire cette formule de confrontation contradictoire face à un confrère aux sensibilités différentes. Selon les responsables de l'antenne, cette confrontation devait garantir le pluralisme rigoureux des analyses tout en intégrant des sensibilités variées. Cette démarche se voulait la réponse aux critiques formulées depuis l'annonce de l'embauche, mais elle a été jugée insuffisante par les délégués du personnel, pour qui le format proposé ne modifie en rien la nature de l'engagement initial.

L'opposition de la rédaction trouve son origine dans le profil de Charles SapinQui, dont le parcours professionnel dans des publications marquées à droite et à l'extrême droite suscite de vives réticences parmi les équipes de France InterQui. Les journalistes mobilisés estiment que l'attribution de ce créneau sur la principale antenne radiophonique du pays risque d'altérer les repères déontologiques et la mission fondamentale du service public. Ils dénoncent également ce choix perçu comme la concession politique, alors que les équilibres internes de l'audiovisuel étatique font l'objet d'une attention constante de la part du monde politique et des auditeurs.

Face à cette fin de non-recevoir, la directrice éditoriale Céline PigalleQui et l'équipe de direction maintiennent pour le moment leur calendrier, tout en disant vouloir garder le dialogue ouvert avec les partenaires sociaux. Les préavis déposés par l'ensemble des syndicats représentatifs prévoient des perturbations sensibles des programmes et des éditions d'information lors du prochain week-end. Les délégués syndicaux rappellent que seule la suspension claire du projet éditorial permettra d'éviter la dégradation durable du climat social au sein des rédactions.

Le conflit qui secoue Radio FranceQui dépasse désormais le cadre strict des négociations syndicales habituelles. Il ravive les débats passionnés autour de la représentation de la droite conservatrice et des courants nationaux sur les antennes publiques financées par la collectivité. Tandis que les détracteurs de la décision dénoncent la normalisation de discours radicaux au détriment de la rigueur éditoriale, les défenseurs de l'ouverture invoquent le respect scrupuleux du pluralisme des opinions dans la société civile. L'affrontement engagé autour de la grille d'antenne s'annonce déterminant pour la gouvernance de la station dans les mois à venir.

France InterRadio FranceCharles SapinCéline Pigalle

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