Photo · Le MondeLe ministre de l'Économie Roland Lescure avertit d'un impact climatique majeur sur le PIB
Bercy évalue l'impact potentiel du réchauffement climatique sur l'activité économique et les comptes publics nationaux en l'absence de politiques d'adaptation.
Le coût économique du dérèglement environnemental fait l'objet d'une estimation chiffrée par les services de l'État. Selon un rapport élaboré par le TrésorQui, l'absence d'action résolue face aux perturbations climatiques entraînerait une contraction d'activité équivalente à 3,6Le chiffreamputer le produit intérieur brut en 2050 en cas d'inaction2 rédactions · Ouest-France, Le Monde % de la production nationale d'ici le milieu du siècle. Le document présenté par Roland LescureQuiministre ou responsable présentant le document expose les conséquences directes de cette dégradation sur les équilibres macroéconomiques globaux du pays.
Cette baisse d'activité globale s'accompagnerait de répercussions budgétaires directes pour les administrations. L'évaluation technique anticipe ainsi un creusement du déficit public national à hauteur de 1,8Le chiffredégradation du déficit public en 20505 rédactions · Ouest-France, Le Monde, Sud Ouest, Franceinfo, France 24 point d'ici l'échéance mentionnée. Selon le ministère de l'EconomieQuiministère, « Cette baisse du PIB "proviendrait principalement d’une baisse de la productivité du travail et d’une hausse du taux de dépréciation du capital" ». Les effets cumulés de l'érosion des infrastructures et des épisodes thermiques affecteraient l'appareil productif.
Face à ces projections, Roland LescureQuiministre ou responsable présentant le document a fait valoir la nécessité d'orienter les choix financiers vers des transformations structurelles. Le ministreQui a affirmé que « L’inaction n’est pas une option. Ne pas s’adapter a un coût, mais c’est aussi une opportunité économique et un enjeu de souveraineté ». Cette approche est partagée par Mathieu LefèvreQuiministre délégué chargé de la Transition écologique, pour qui « L'inadaptation, l'attentisme, l'immobilisme auraient un coût bien supérieur à l'adaptation ».
Sur le plan politique et budgétaire, les organisations environnementales demandent des arbitrages concrets. Anne BringaultQuidirectrice des programmes au Réseau Action Climat a déclaré : « Alors que les débats budgétaires vont bientôt débuter, nous invitons le gouvernement et les parlementaires à renforcer ces investissements afin de ne pas laisser une dette climatique intenable pour les années à venir ». Les discussions parlementaires à venir doivent déterminer le volume de crédits alloués par le gouvernementQui aux politiques de transition.