Le chef du gouvernement fédéral, Friedrich MerzQuichancelier allemand, a violemment mis en cause l'AfDQui devant la chambre basse du parlement fédéral. Lors de la rentrée parlementaire, le dirigeant a dénoncé avec gravité le concept de remigration défendu par les cadres du mouvement nationaliste, qualifiant cette orientation idéologique de projet de nettoyage ethnique. Rejetant catégoriquement toute forme de coopération future avec les élus de cette formation, l'orateur a directement défié ses adversaires politiques depuis la tribune de l'hémicycle : « Nulle part en Allemagne vous n'obtiendrez une majorité ». Cette offensive verbale marque une volonté de tracer une frontière infranchissable face aux ambitions du parti d'extrême droite, qui revendique désormais une place centrale au sein des institutions parlementaires du pays.
Face à ces déclarations, la co-présidente du groupe parlementaire d'extrême droite, Alice WeidelQuico-cheffe de l'AfD, a pris la parole pour contester vigoureusement les propos de la chancellerie. La dirigeante a répliqué en soutenant que les citoyens allemands doivent « vivre au quotidien avec les conséquences de l'immigration de masse ». Les prises de position radicales ont immédiatement déclenché de vives protestations sur les bancs des députés démocrates, provoquant un vacarme continu composé de cris et de claquements de pupitres. Devant le désordre grandissant qui paralysait les prises de parole, La présidente du BundestagQuiprésidente de la chambre basse du Parlement allemand a dû hausser le ton pour rappeler les parlementaires à l'ordre, déclarant avec fermeté : « Nous ne sommes pas ici à un match de foot ! ». Ce rappel formel a permis d'apaiser momentanément les invectives sans atténuer l'animosité palpable qui dominait la séance.
Cette confrontation directe intervient quelques jours après le scrutin régional organisé en Saxe-Anhalt, où la CDUQui du chancelier a essuyé un revers électoral majeur en ne recueillant que 17Le chiffredes voix obtenues par le parti de Friedrich Merz en Saxe-Anhalt3 rédactions · RFI, Le Monde, Le Parisien % des suffrages exprimés. L'AfDQui est arrivée largement en tête de cette élection locale, remportant une victoire historique qui a bouleversé les équilibres politiques traditionnels de la région. Pour relativiser la portée de ce succès électoral et rassurer l'opinion publique, Friedrich MerzQuichancelier allemand a rappelé devant la représentation nationale que 56Le chiffreélecteurs de Saxe-Anhalt n'ayant pas voté pour l'AfD2 rédactions · Le Monde, Le Parisien % des électeurs du Land n'ont pas apporté leur soutien à la formation nationaliste. Le chancelier a insisté sur le fait que la grande majorité de la population refuse ce projet politique, réaffirmant son refus catégorique de tout compromis ou accord de gouvernement local avec l'extrême droite.
La rivalité politique entre le gouvernement fédéral et l'Alternative pour l'AllemagneQui concerne également les dossiers stratégiques de sécurité intérieure et de politique étrangère. Les partis de la coalition accusent régulièrement la droite nationaliste d'entretenir une complaisance coupable envers les opérations de déstabilisation menées contre le territoire allemand. Quelques semaines avant ce débat tendu, les autorités ont déjoué une attaque de drone ciblant l'aéroport de Leipzig, une action clandestine formellement attribuée à MoscouQui par les services de sécurité. La majorité parlementaire reproche aux représentants de l'AfDQui leurs positions favorables aux intérêts russes ainsi que leur volonté constante d'affaiblir l'alliance atlantique. En conclusion des échanges, Friedrich MerzQuichancelier allemand a réaffirmé sa détermination à défendre les valeurs républicaines et l'intégrité de l'État face aux menaces extérieures comme aux discours extrémistes intérieurs.