Les services techniques de ENISAQui disposent désormais d'un accès opérationnel au modèle d'intelligence artificielle Mythos 5. Cette ouverture intervient après plusieurs phases d'échanges institutionnels conduits depuis BruxellesQui avec AnthropicQui. L'organisme spécialisé a engagé des travaux d'évaluation approfondis afin d'examiner l'architecture de cette technologie avancée et de mesurer son comportement face aux exigences de protection des infrastructures informationnelles au sein de l'UEQui.
Cette avancée a été officialisée par la voix de Thomas RegnierQuiporte-parole de la Commission européenne sur le Numérique, qui a déclaré : « À la suite de notre collaboration constructive avec Anthropic, nous pouvons confirmer que l'agence européenne pour la cybersécurité, l'Enisa, a obtenu l'accès à Mythos 5 et est en train de le tester ». De son côté, Commission européenneQuireprésentant de la Commission européenne a rappelé les étapes de ces discussions en confirmant les démarches engagées pour soumettre le dispositif à des protocoles de contrôle rigoureux.
Le déploiement de ce modèle avait jusqu'ici fait l'objet de restrictions strictes de la part du concepteur. En effet, l’entreprise de Dario AmodeiQuientreprise conceptrice du modèle Mythos maintenait son outil « accessible qu’à un certain nombre d’organisations américaines », limitant les capacités d'audit externe pour les autorités étrangères. L'ouverture concédée aux régulateurs continentaux marque ainsi une évolution notable dans la politique de diffusion de l'entreprise californienne, confrontée aux demandes de transparence formulées par les instances communautaires.
L'examen conduit par les ingénieurs porte sur les vulnérabilités potentielles, la robustesse du code et les risques d'exploitation malveillante de ces réseaux neuronaux de nouvelle génération. Alors que la concurrence s'intensifie avec les produits développés par OpenAIQui, la surveillance des modèles à forte capacité devient une priorité stratégique pour préserver l'intégrité des réseaux européens et prévenir les cyberattaques sophistiquées.
Les résultats des évaluations menées par ENISAQui doivent permettre d'établir des critères techniques précis pour encadrer les futurs déploiements industriels. Les autorités continentales entendent vérifier que les dispositifs respectent les standards communs de fiabilité avant toute utilisation à large échelle par les acteurs économiques et administratifs du continent.