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Société

La production française de moules chute d'un quart à cause de la sécheresse

14 septembre 20264 rédactions
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La filière mytilicole française accuse un recul d'un quart de sa production estivale en raison des fortes chaleurs et du déficit de pluie.

  • Le manque à gagner de la récolte habituelle atteint entre 20-25Le chiffremanque à gagner de la production habituelle2 rédactions · Le Parisien, Sud Ouest pour cent pour les producteurs de moules françaisQui.
  • La température de l'eau a approché 29Le chiffretempérature frôlée par l'eau dans la baie de Pont-Mahé fin juin2 rédactions · Europe 1, France 24 degrés dans la baie de Pont-Mahé à la fin du mois de juin.
  • Un taux de mortalité de 100Le chiffretaux de mortalité des moules élevées en conditions ambiantes dans l'étang2 rédactions · Europe 1, Sud Ouest pour cent a été relevé pour des coquillages élevés en conditions ambiantes dans l'étang.
  • Guillaume HurtaudQuimytiliculteur alerte sur la rentabilité de son exploitation face aux pertes et à la faible taille des coquillages.
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Pour Philippe Le GalQuiprésident du Comité national de la conchyliculture, l'estimation du déficit s'établit « à un quart de la production ». Le manque à gagner global oscille entre 20-25Le chiffremanque à gagner de la production habituelle2 rédactions · Le Parisien, Sud Ouest pour cent par rapport aux volumes historiques du secteur. Cette baisse d'activité fragilise l'ensemble des bassins conchylicoles, où les coquillages peinent à atteindre le calibre nécessaire pour leur vente sur les marchés. La sécheresse printanière et estivale a drastiquement réduit les flux d'eau douce vers les estuaires, privant le littoral des nutriments essentiels au développement des mollusques.

Fabrice PernetQuichercheur à l'Ifremer détaille les causes physiologiques de ce recul : « Quand il fait plus chaud, les moules consomment plus d'énergie. Et, en même temps, comme il ne pleut pas, il n'y a pas de sels nutritifs dans l'eau. » Privés de ces apports apportés d'ordinaire par les cours d'eau, les bivalves cessent de grossir et épuisent leurs réserves corporelles pour survivre au réchauffement des masses marines côtières. Ce phénomène entraîne une diminution marquée de la quantité de chair commercialisable par animal.

Les conditions hydrographiques ont atteint des seuils extrêmes à l'ouverture de la saison estivale. La température de l'eau a ainsi frôlé 29Le chiffretempérature frôlée par l'eau dans la baie de Pont-Mahé fin juin2 rédactions · Europe 1, France 24 degrés dans la baie de Pont-Mahé dès la fin du mois de juin. Cette surchauffe brutale des eaux littorales a causé des pertes directes fulgurantes au sein des concessions aquacoles. Dans l'étang, le taux de mortalité a même culminé à 100Le chiffretaux de mortalité des moules élevées en conditions ambiantes dans l'étang2 rédactions · Europe 1, Sud Ouest pour cent pour les lots élevés en conditions ambiantes. Les parcs conchylicoles enregistrent des pertes considérables de naissains et d'adultes sous l'effet conjugué de la chaleur et du manque d'oxygène dissous.

Face à ces constats alarmants, le quotidien des exploitants se trouve bouleversé le long des côtes bretonnes et atlantiques. Gilles FoucherQuimytiliculteur à Pénestin témoigne du tri imposé par la dégradation des grappes : « Vous voyez: sur une trentaine de kilos de moules sur un pieu, il n'y en aura qu'une vingtaine qui seront vendues ». Le temps passé au tri manuel s'allonge sans garantir le moindre bénéfice, alors que la proportion de coquillages invendables s'envole. Pour Guillaume HurtaudQuimytiliculteur, le bilan comptable devient intenable : « Ce n'est clairement pas rentable aujourd'hui, je ne sais pas combien de temps je vais tenir ».

L'ensemble de la branche aquacole s'interroge désormais sur la viabilité à long terme de ses méthodes traditionnelles d'élevage sur bouchots. Pour les professionnelsQui, la répétition des blocages de croissance et la raréfaction de la ressource alimentaire menacent la pérennité financière de nombreuses exploitations familiales. les scientifiquesQui et plusieurs chercheursQui suivent de près l'évolution des écosystèmes littoraux pour évaluer la capacité de résistance des bivalves face aux canicules à répétition. Les professionnels cherchent des aménagements et des mesures d'adaptation pour surmonter une saison marquée par l'effondrement des tonnages disponibles à la commercialisation.

Mytiliculteurs français

Les chiffres

100 %
taux de mortalité des moules élevées en conditions ambiantes dans l'étang
29 °C
température frôlée par l'eau dans la baie de Pont-Mahé fin juin
20-25 %
manque à gagner de la production habituelle

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