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Photo · Le Parisien
Politique

La ministre de l'Agriculture suggère d'équiper certains loups de puces GPS

17 septembre 20265 rédactions
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Devant les députés, le gouvernement a soumis l'idée de géolocaliser des spécimens pour alerter plus efficacement les éleveurs en cas de danger immédiat.

  • Devant les membres de l'Assemblée nationaleQui, Annie GenevardQuiministre de l'Agriculture a formulé l'idée d'équiper des canidés de dispositifs électroniques pour alerter les éleveurs.
  • Le projet vise à suivre les déplacements des meutes par géolocalisation afin de prévenir les attaques contre les troupeaux domestiques.
  • Des élus locaux comme Jean-Jacques DallonQuimaire d'Oriol-en-Royans jugent ces mesures insuffisantes et réclament une régulation accrue de la population sauvage.
  • Les commissions compétentes du ParlementQui, avec des députés tels que Jean-Luc FugitQui, examinent la faisabilité technique de ces équipements.
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Lors d'une séance de travail organisée par la commission des affaires économiques au sein de l'Assemblée nationaleQui, Annie GenevardQuiministre de l'Agriculture a avancé l'éventualité de poser des balises de repérage sur certains prédateurs. Ce projet prévoit de mobiliser la technologie satellitaire pour observer les déplacements de la faune sauvage et cartographier les approches suspectes à proximité des exploitations agricoles. L'objectif immédiat consiste à prévenir les professionnels du monde pastoral dès que l'animal pénètre dans le périmètre d'un alpage. Alors que la pression exercée sur le monde de l'élevage engendre des tensions quotidiennes, les services ministériels explorent de nouveaux outils techniques destinés à compléter les clôtures électrifiées, les chiens de protection et les rondes de surveillance déployées sur le terrain.

La responsable gouvernementale a insisté sur l'angoisse grandissante ressentie dans les exploitations face aux prédations répétées. En s'exprimant devant les commissaires, Annie GenevardQuiministre de l'Agriculture a décrit la situation en ces termes : « Il ne se passe pas une semaine sans que je n’aie un témoignage d’éleveur découragé, c’est absolument tragique » . Ce constat amer reflète le désarroi des exploitants dont les bêtes subissent des assauts réguliers, y compris en plein jour. Le dispositif envisagé reposerait sur des capteurs capables de transmettre la position des animaux en direct, facilitant des avertissements rapides par messagerie vers les téléphones des éleveurs concernés. L'administration souhaite vérifier la pertinence de cette technologie avant d'envisager une généralisation plus vaste.

Cette proposition suscite des réactions contrastées parmi les élus des zones de montagne, qui attendent des réponses directes pour leurs administrés. Prenant la parole sur la situation pastorale de sa région, Jean-Jacques DallonQuimaire d'Oriol-en-Royans réclame une régulation bien plus stricte de l'espèce et insiste sur la fréquence élevée des prédations constatées dans les alpages locaux. De nombreux représentants communaux expriment des doutes quant à la portée d'un simple balisage, rappelant que la capture sans danger d'un canidé pour lui fixer un émetteur constitue une démarche délicate, onéreuse et souvent aléatoire. Selon plusieurs acteurs du monde rural, la priorité demeure l'octroi plus rapide de dérogations pour les tirs de défense lorsque la menace contre un cheptel est imminente.

Les discussions institutionnelles se poursuivent désormais au sein du ParlementQui, où les commissions spécialisées analysent l'évolution des politiques de gestion de la faune. Sous l'impulsion de députés investis comme Jean-Luc FugitQui, les parlementaires souhaitent clarifier les modalités opérationnelles d'un tel pistage et son articulation avec les arrêtés en vigueur. Les experts rappellent que le comportement imprévisible des canidés complique le repérage anticipé, même avec l'appui de données de géolocalisation. L'exécutif prévoit d'approfondir les consultations techniques avec les spécialistes de terrain afin de définir le cadre juridique et financier d'éventuelles expérimentations locales.

Annie GenevardAssemblée nationale

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