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Photo · Le Figaro
Société

Une attaque de loups tue plus de soixante brebis dans le Vercors

8 septembre 20264 rédactions
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Les éleveurs et les élus locaux réclament une régulation renforcée du prédateur après la perte d'un troupeau massif sur les alpages drômois.

L'alpage situé sur les hauteurs de BouvanteQui, au sein du massif du VercorsQui, a subi des prédations d'ampleur causées par des meutes de grands carnassiers. Le troupeau ovin de Sébastien RobertQui a essuyé cet assaut nocturne, entraînant des pertes massives parmi les bêtes qui paissaient sur les estives communales. Prises de panique devant ces attaques répétées, les brebis ont péri sous les morsures ou en chutant depuis les barres rocheuses surplombant les pâturages. Les agents territoriaux et les spécialistes pastoraux ont constaté les dépouilles éparpillées sur les versants de la combe, attestant la violence des assauts subis par l'exploitation ovine. Les premières constatations techniques confirment la responsabilité directe de l'espèce protégée dans ce sinistre survenu en pleine montagne.

Dès la découverte du désastre pastoral, Sébastien RobertQui a alerté les autorités locales ainsi que les services vétérinaires de la préfecture départementale. Le maire de BouvanteQui, Jean-Jacques DallonQui, s'est immédiatement déplacé sur les lieux de l'assaut pour apporter son soutien moral et logistique aux professionnels du pastoralisme affectés par ce drame rural. Jean-Jacques DallonQui a déploré la vulnérabilité persistante des troupeaux malgré la présence de dispositifs de gardiennage et d'équipements d'effarouchement censés tenir la faune sauvage à distance. Pour l'éleveur touché, la perte de son cheptel représente une épreuve économique et psychologique particulièrement rude, venant anéantir des années d'efforts de sélection génétique et d'entretien minutieux des espaces montagnards.

La survenue de cet événement a immédiatement provoqué la réaction vive des syndicats agricoles et des associations de défense des éleveurs locaux. Ces organisations dénoncent la multiplication des incursions de meutes au détriment des activités traditionnelles et rappellent que les mesures préventives actuelles démontrent quotidiennement leurs limites face à des prédateurs devenus hardis. Les représentants de la profession réclament auprès de l'État la simplification des protocoles d'intervention armée ainsi que la délivrance rapide de dérogations autorisant le tir de défense renforcée. Les élus de montagne soutiennent ces revendications, estimant que le maintien du pastoralisme traditionnel garantit la biodiversité floristique et la survie économique des vallées reculées.

Cette situation ravive le débat national et européen entourant le statut de conservation de l'espèce et les quotas de prélèvement attribués chaque année aux départements montagnards. Les défenseurs de la faune sauvage rappellent les obligations légales de préservation environnementale, tandis que les acteurs du monde agricole affirment l'incompatibilité manifeste entre la prolifération des canidés et le maintien des troupeaux en plein air. Les parlementaires de la circonscription comptent interpeller le gouvernement afin d'obtenir l'assouplissement drastique des règles d'indemnisation et le réexamen des critères de déclenchement des tirs de prélèvement face aux récidives constatées dans l'ensemble des massifs alpins.

Sébastien RobertJean-Jacques DallonBouvanteVercors