Le stockage d'eau sans transition globale mène à l'impasse
Face aux sécheresses records, le simple recours à des réserves exclusives et à des solutions techniques ne dispense pas d'une refonte en profondeur des pratiques productivistes.
- ReporterreEnquête
L'agro-industrie s'enferme dans le stockage d'eau et refuse tout débat sur son modèle productiviste.
« Au cœur d’une sécheresse record, les représentants de l’agro-industrie ont défendu leur modèle productiviste, qui consomme 60 % de l’eau française. »
Son argumentLe salon donne une visibilité minime au thème de l'eau malgré son statut affiché de thème central.
Irriguer, irriguer, irriguer : malgré la sécheresse, l'agro-industrie s'accroche à ses bassines
« peu d’indices laissent deviner le thème de cette année : l’eau. » - ReporterreEnquête
L'agro-industrie privilégie le stockage technique pour esquiver toute remise en cause de son modèle.
« Au cœur d’une sécheresse record, les représentants de l’agro-industrie ont défendu leur modèle productiviste, qui consomme 60 % de l’eau française. »
Son argumentLe programme du salon écarte la société civile et les points de vue contradictoires pour se concentrer sur des solutions techniques.
Des bassines ou rien : malgré la sécheresse, l’agro-industrie refuse de questionner son modèle
« Mais, en scrutant le programme, il apparaît très vite que la plupart de ces événements sur l’eau réunissaient des intervenants issus quasi uniquement de l’agro-industrie, avec peu de voix dissonantes. » - Ouest-FranceAnalyse
Face au réchauffement, stocker sans transition est une impasse ; le dialogue local s'impose d'urgence.
« Oui, l’adaptation de l’agriculture au changement climatique (couverture des sols, plantation de haies, non-labour…) a un coût, mais si l’on ne s’y prépare pas, le prix à payer en termes de pertes pour l’agriculture, mais aussi d’impact sur la santé et les écosystèmes, sera bien supérieur. »
Son argumentLa crise climatique s'intensifie rapidement et rend insuffisantes les approches traditionnelles.
Face à l’urgence climatique et les besoins des agriculteurs, le dialogue sur le partage de l’eau se fait attendre
« Sauf que le réchauffement s’emballe. »
