✎ « 344 vols supplémentaires par jour » : pourquoi le réaménagement de l’aéroport de Roissy fait hurler riverains et écologistes
survolertoucher pour le coup de plume
Photo · Le FigaroDes associations environnementales demandent l'annulation de l'expansion de l'aéroport de Roissy
Les défenseurs de l'environnement exigent l'arrêt des opérations de développement prévues sur le site aéroportuaire francilien.
- Les Associations environnementalesQui réclament l'abandon définitif des travaux d'aménagement prévus pour l'Aéroport Paris-Charles-de-GaulleQui.
- L'organisation Transport et EnvironnementQuiONG européenne juge ces investissements incompatibles avec les engagements climatiques de la France.
- Les militants contestent les arguments économiques mis en avant par Aéroports de ParisQui pour justifier la hausse des capacités.
- Les associations écologistesQui préparent des recours administratifs pour contraindre le gouvernementQui à bloquer le chantier.
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Les Associations environnementalesQui et le Réseau action climatQui mènent une action coordonnée afin d'obtenir l'arrêt complet des démarches d'aménagement concernant l'Aéroport Paris-Charles-de-GaulleQui. Selon les collectifs mobilisés, les investissements programmés par le gestionnaire préparent une intensification sensible du trafic aérien commercial, ce qui heurte frontalement la réduction des rejets de gaz à effet de serre promise par les pouvoirs publics. Les requérants dénoncent un schéma d'infrastructures pensé selon une logique d'expansion continue, jugée incompatible avec les limites environnementales et les trajectoires légales de décarbonation du secteur des transports. Les contestataires rappellent que les engagements pris imposent une baisse drastique des rejets polluants, ce qui exclut tout accroissement mécanique des flux aériens sur les plateformes nationales.
L'organisation Transport et EnvironnementQuiONG européenne soutient cette démarche en affirmant que le développement des capacités aéroportuaires « contredi[rait] ses propres objectifs de baisse des émissions ». Les militants rappellent les engagements fixés lors des accords internationaux et demandent que la planification écologique s'impose désormais aux grandes infrastructures collectives. Pour les opposants, l'autorisation de nouvelles capacités d'accueil ou de traitement des voyageurs conduirait inévitablement à un accroissement durable des rotations quotidiennes d'avions au-dessus du bassin francilien, aggravant l'empreinte carbone et les nuisances sonores endurées par les riverains. Les représentants associatifs affirment que l'augmentation des capacités d'accueil constitue une erreur écologique majeure au moment où la transition commande une baisse des consommations fossiles.
La contestation cible également les justifications économiques traditionnellement avancées pour défendre l'attractivité internationale du site. Selon Jean PinardQuiconsultant en tourisme durable de Futourism, « L'alibi des ministres successifs du Tourisme, c'est de dire : ils (les touristes non européens) arrivent à Roissy et ensuite ça diffuse sur l'ensemble du territoire. Ça, c'est pipeau ». Les collectifs réfutent l'idée d'une retombée économique homogène et soutiennent que le développement du transport aérien long-courrier favorise principalement des flux concentrés sans bénéfice mesurable pour l'équilibre écologique des territoires.
Face à ces critiques, l'entreprise Aéroports de ParisQui défend ses orientations techniques et la modernisation continue des installations pour traiter les flux prévus dans le contrat de régulation économique. Toutefois, les associations écologistesQui maintiennent leur pression sur l’ÉtatQui et le gouvernementQui pour que soit fixé un plafond strict au trafic global. Elles demandent un arbitrage politique imposant la suspension immédiate de tout chantier destiné à accroître la capacité d'embarquement.
Le contentieux dépasse la région capitale et pose la question de l'avenir du modèle aéroportuaire sur l'ensemble du continent européen. Les associations signataires indiquent qu'elles utiliseront l'ensemble des leviers juridiques pour empêcher le déploiement opérationnel des programmes validés. Une confrontation institutionnelle durable s'engage ainsi entre les partisans d'une modernisation aéroportuaire continue au nom de la compétitivité et les défenseurs d'une réorientation rapide des investissements logistiques vers les réseaux ferroviaires décarbonés.