Photo · Le MondeVingt-quatre perquisitions européennes menées dans le cadre d'une fraude à la viande de cheval
Les forces de l'ordre mènent des interventions coordonnées en Europe pour démanteler un réseau de falsification de passeports équins.
Cette vaste offensive policière internationale est déclenchée pour neutraliser des réseaux de fraude touchant la filière équine. L'office EuropolQuioffice européen de police supervise cette série d'interventions menée en étroite coordination avec la police belgeQuipolice. Les opérations de perquisition se déroulent simultanément sur plusieurs territoires, touchant la BelgiqueQui, la FranceQui, les Pays-BasQui et l'IrlandeQui. Les investigations portent sur des manœuvres destinées à dissimuler l'origine réelle et le statut sanitaire de nombreux équidés avant leur introduction dans la chaîne alimentaire. Selon l'office de coordination, les suspects orchestraient « un commerce à grande échelle de chevaux dont l’identité et le pedigree auraient été falsifiés afin de permettre leur déplacement et leur revente à travers l’Europe ».
Sur le sol de la FranceQui, les opérations ciblent des structures d'hébergement et de commerce. Auprès de cette juridiction, des vérifications poussées ont été menées par les enquêteursQui, notamment au sein de l'élevage ciblé dans le département de la Mayenne. Cette intervention a permis l'interpellation de suspects directement reliés à ce trafic clandestin. Les personnes arrêtées sont soupçonnées de modifier délibérément les documents officiels, les puces d'identification et les passeports sanitaires des bêtes. Cette falsification visait à masquer des traitements médicaux incompatibles avec la consommation humaine ou à dissimuler le statut d'animaux impropres à l'abattage commercial afin de maximiser les profits lors de leur revente.
La police federaleQuipolice belge participe activement à l'exécution des perquisitions et au contrôle des exploitations ciblées. Selon la police belgeQuipolice, « Un nombre considérable de ces chevaux ont fait l’objet d’une saisie administrative ou judiciaire ». Les animaux interceptés font l'objet d'examens vétérinaires stricts afin d'évaluer leur état et d'empêcher leur réintroduction clandestine dans les circuits marchands. Parallèlement, les enquêteursQui analysent le matériel informatique saisi, les registres d'élevage ainsi que des documents comptables pour retracer les transactions financières suspectes opérées entre les différents pays.
L'action coordonnée par EuropolQuioffice européen de police cible l'organisation transnationale de ce réseau. Les fraudeurs exploitaient les disparités administratives entre les législations nationales pour transférer des équidés sous de fausses identités. Les règlements européens imposent des protocoles sanitaires stricts pour empêcher que des animaux traités avec des substances médicamenteuses interdites n'arrivent dans les abattoirs. L'enquête vise à démanteler les filières d'approvisionnement clandestines et à sécuriser le secteur alimentaire face à ces pratiques illicites.
Les suites de cette opération conjointe mobilisent l'ensemble des juridictions territoriales. En associant la BelgiqueQui, la FranceQui, les Pays-BasQui et l'IrlandeQui, les forces de sécurité s'attachent à identifier chaque intermédiaire, du propriétaire initial aux abattoirs complices ou trompés. Les interrogatoires des personnes interpellées et l'examen approfondi des certificats saisis doivent permettre d'évaluer l'ampleur exacte des fraudes commises et de traduire les responsables devant la justice.