Il a pris le contrôle de la Tesla de son ex-compagne à distance : un homme condamné pour harcèlement
« Désunis, soit, mais toujours connectés à la même Tesla. »Lire l'article
Photo · Le ParisienUn individu a été condamné en Australie pour avoir piraté et contrôlé à distance la voiture de son ancienne partenaire afin de la harceler.
En Australie, La justice australienneQui a prononcé une peine de prison ferme contre Enrico PucciQuiauteur des faits. L'homme a été condamné par le tribunal local de ParramattaQui à une peine de 2Le chiffrepeine de prison prononcée5 rédactions · 20 Minutes, Ouest-France, RTL, Le Parisien, Le Figaro ans d'emprisonnement après avoir été reconnu coupable de cyberharcèlement aggravé envers son ancienne conjointe. Le dossier judiciaire a retenu 30Le chiffrechefs d'accusation2 rédactions · 20 Minutes, Ouest-France chefs d'accusation, sanctionnant une série d'intrusions numériques répétées visant à surveiller et intimider la plaignante.
Les agissements reprochés se sont déroulés après la rupture du couple. l'ancien compagnonQuicompagnon a exploité l'application mobile reliée à la berline électrique de la marque TeslaQui appartenant à la victime. Grâce aux identifiants conservés sur son propre téléphone intelligent, l'homme a pu accéder aux commandes du véhicule sans le consentement de sa propriétaire. Pendant plusieurs jours au cours du mois de novembre, il a manipulé les équipements du véhicule alors même que la conductrice circulait sur des voies rapides et en milieu urbain. Cette surveillance constante a transformé l'automobile en un outil de traque permanent au quotidien.
À distance, l'auteur a modifié les réglages de la climatisation, actionné le klaxon de manière intempestive et verrouillé ou déverrouillé les portières. Il est également parvenu à brider l'allure du véhicule en fixant une vitesse maximale de 40Le chiffrelimite de vitesse imposée à distance au véhicule5 rédactions · 20 Minutes, Ouest-France, RTL, Le Parisien, Le Figaro kilomètres par heure en pleine circulation, provoquant une détresse majeure chez la conductrice. En parallèle de ces manipulations techniques, l'auteur envoyait des messages d'intimidation directs à la victime, affirmant notamment : « Tu croyais t’en tirer comme ça ? Je contrôle ta voiture ». L'agresseur avait également écrit : « Je suis dans ta voiture. Je suis dans tes cartes ». Ces interférences répétées ont mis en danger la vie de la plaignante et celle des autres usagers de la route.
Face à ces anomalies inexplicables, la victime, prénommée StaceyQui, a d'abord craint une défaillance mécanique critique de sa voiture avant de comprendre l'origine malveillante de ces pannes soudaines. L'angoisse s'est accrue lorsque les incidents se sont multipliés sur le trajet menant à son domicile. Lors de l'audience, le magistrat a qualifié cette emprise numérique d'acte particulièrement grave, déclarant : « Considéré dans son ensemble, (cela) équivaut à une conduite à la fois coercitive et de contrôle, reflétant un schéma comportemental conçu pour asseoir le pouvoir et obtenir l’obéissance ». L'autorité judiciaire a ainsi caractérisé une volonté délibérée d'exercer une terreur psychologique continue et destructrice.
Cette affaire pose avec acuité la question de la sécurité des données et des objets connectés dans les situations de violences domestiques. L'organisme public eSafetyQui s'intéresse désormais de près aux failles exploitées par des agresseurs pour pister ou terroriser leurs anciennes partenaires via des logiciels embarqués. Les fabricants automobiles, à l'image du constructeur TeslaQui, font face à des demandes accrues pour faciliter la révocation immédiate des accès partagés lors d'une séparation et garantir la protection des utilisateurs contre de telles dérives technologiques. Ce jugement marque une étape importante dans la reconnaissance juridique du cyberharcèlement perpétré au moyen d'outils domotiques et de transports connectés.
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