Clarity
Retour
Retour
Science

Un patient américain survient plusieurs mois avec un rein de porc

Un patient américain a survécu près de neuf mois avec un rein de porc génétiquement modifié, ouvrant la voie à des greffes d'attente contre la pénurie d'organes.

4 septembre 20265 rédactions
Photo · Parismatch
En direct· 5 articles en 7 h

Une étude médicale confirme la survie record d'un patient américain ayant porté un rein de porc génétiquement modifié avant de recevoir un greffon humain.

Dernier article4 septembre, 15 h 47 · 20 Minutes
271
jours de survie avec un rein de porc transplanté

Un homme a vécu pendant 271Le chiffrejours de survie avec un rein de porc transplanté3 rédactions · Ouest-France, Parismatch, HuffPost France jours avec un rein provenant d'un porc génétiquement modifié, établissant une avancée sans précédent pour la xénogreffe. L'intervention et son suivi font l'objet d'une publication scientifique dans The LancetQui. Le greffon a assuré les fonctions rénales nécessaires au maintien en vie du receveur, avant que des signes de rejet et de dysfonctionnement n'imposent son retrait. Cette longévité marque un palier inédit pour la transplantation d'organes issus d'animaux chez l'être humain, alors que les tentatives précédentes s'étaient heurtées à des défaillances rapides.

Le receveur, Tim AndrewsQuipatient, faisait face à une impasse thérapeutique sévère en raison de l'indisponibilité d'un organe compatible. Devant cette pénurie et l'aggravation de son état général, il a accepté d'intégrer ce protocole expérimental. Il a expliqué les raisons de sa décision : « Je me suis dit que, si je devais mourir, autant faire quelque chose pour l’humanité et participer à cette expérience ». L'opération visait à pallier l'absence de donneur et à suspendre les séances d'épuration sanguine devenues critiques pour son organisme.

La prise en charge médicale des personnes en attente prolongée d'un donneur reste entravée par les limites des traitements de suppléance. Comme l'a précisé l’un d’euxQuimédecin, « Mais la dialyse épuise tellement les malades que certains deviennent trop faibles pour supporter une greffe, voire meurent avant qu’un rein ne soit disponible ». L'organe porcin a servi de relais temporaire, évitant l'épuisement physiologique du receveur et maintenant son éligibilité à une future intervention humaine.

Les conclusions de l'essai apportent des données directes sur la viabilité d'une greffe consécutive. Le docteur Mike CurtisQuia contribué au financement de l'étude a analysé la chronologie opératoire : « Aujourd’hui, nous ne pensons pas qu’il y ait d’inconvénient à greffer un rein de porc puis un rein humain, mais lorsque nous avons commencé cette expérience, nous n’avions aucune idée que ce serait le cas ». Le protocole a montré que la présence prolongée de tissus porcins n'a pas déclenché d'anticorps neutralisants empêchant l'implantation finale d'un organe humain chez Tim AndrewsQuipatient.

L'auteur principal des travaux, Leonardo RiellaQuiauteur principal de l'article, a rappelé la portée de cette technique pour faire face au manque de greffons : « Nous travaillons d’arrache-pied pour apporter de l’espoir et nous sommes convaincus que la xénogreffe peut constituer une alternative pour les patients qui n’ont pas de donneur vivant, permettant potentiellement de contourner la dialyse et de leur administrer une greffe ». Cette intervention confirme la capacité de la modification génétique animale à servir de passerelle thérapeutique viable en attendant une attribution d'organe standard.

Tim AndrewsThe Lancet

Ils ont dit5 déclarations

Nous travaillons d’arrache-pied pour apporter de l’espoir et nous sommes convaincus que la xénogreffe peut constituer une alternative pour les patients qui n’ont pas de donneur vivant, permettant potentiellement de contourner la dialyse et de leur administrer une greffe
Leonardo V. Riella, médecin du centre des sciences de la transplantation du Mass General Brigham · Parismatch
Nous travaillons d’arrache-pied pour apporter de l’espoir et nous sommes sincèrement convaincus que la xénotransplantation peut constituer une alternative pour les patients qui ne disposent pas de donneur vivant
Le médecin qui a supervisé cette greffe, médecin · Ouest-France
Aujourd’hui, nous ne pensons pas qu’il y ait d’inconvénient à greffer un rein de porc puis un rein humain, mais lorsque nous avons commencé cette expérience, nous n’avions aucune idée que ce serait le cas
Mike Curtis, a contribué au financement de l'étude · HuffPost France
Mais la dialyse épuise tellement les malades que certains deviennent trop faibles pour supporter une greffe, voire meurent avant qu’un rein ne soit disponible
l’un d’eux, médecin · Ouest-France
Je me suis dit que, si je devais mourir, autant faire quelque chose pour l’humanité et participer à cette expérience
Tim Andrews, patient · HuffPost France

Comment on en est arrivé là2 dates

  1. 25 janvier 2025Tim Andrews a reçu la xénogreffe d'un rein de porc2 rédactions
  2. 4 septembre 2026Un patient américain survient plusieurs mois avec un rein de porcvous êtes ici · 5 rédactions