Photo · Ouest-FranceProcès en diffamation contre les députées Marie Mesmeur et Mathilde Hignet à Tours
Le procès pour diffamation intenté par l'entreprise Le Canon français contre deux députées LFI et Radio France déplace le débat sur la nature idéologique de ses banquets sur le terrain judiciaire.
1 sept. 2026 · 4 sources
Deux récits opposés : en ne lisant qu'un camp, on ne lirait pas la même actualité.
Le tribunal correctionnel de Tours examine, jeudi 3 septembre 2026, une action en justice intentée par les organisateurs des banquets du Canon français. L'entreprise poursuit les députées Mathilde Hignet et Marie Mesmeur en raison de la signature d'un communiqué critique visant ces rassemblements politiques. Cette comparution judiciaire met en cause la liberté d'expression des parlementaires face aux organisateurs de l'événement.
élus bretons signataires du texte critique, parmi lesquels seules les deux députées LFI font l'objet de poursuites judiciaires
Le JDD« C’est une procédure-bâillon pour nous faire taire. Mais nous ne nous laisserons pas intimider. Nous continuerons à dénoncer les idées rances de l’extrême droite »Marie Mesmeur, députée LFI d'Ille-et-Vilaine · Le JDD
L'un discute le fond, l'autre le geste.
Les deux camps ne débattent pas de la même chose : l'un juge la mesure, l'autre la sincérité de celui qui la porte — manœuvre, com' ou diversion.
L'Humanité — L'Humanité dénonce une « instrumentalisation de la justice » par l'entreprise de Pierre-Édouard Stérin contre deux députées LFI.
Droite — Les députées LFI et Radio France sont poursuivies pour avoir relayé des accusations mensongères, qualifiées de « procédure-bâillon » par la défense.
Les deux lectures ne se répondent même plus.
Les 4 rédactions qui couvrent ce sujet, par camp — cliquez pour lire leurs 4 articles