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Photo · Le Monde
Société

Mobilisation à Itxassou après l'effacement de la fresque dédiée à Txomin Olhagaray

14 septembre 20264 rédactions
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Le rassemblement à Itxassou dénonce la suppression ordonnée par l'État de l'hommage mural au militant basque défunt.

  • Une marche citoyenne a réuni les opposants à la suppression de l'hommage mural dédié à Txomin OlhagarayQui.
  • Le préfet Simon FetetQuireprésentant de l’État (préfet) a fait recouvrir la fresque et a saisi l'autorité judiciaire.
  • Le parlementaire Max BrissonQuisénateur LR des Pyrénées-Atlantiques a appuyé cette interdiction au nom du refus des hommages terroristes.
  • Les Militants de GooxoanQuicollectif militant et Gaby MouescaQuiancien membre d’IK accusent l'État de vouloir faire disparaître la mémoire militante basque.
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De nombreux manifestants ont défilé à Itxassou pour protester contre l'effacement de la peinture murale commémorative. Cette création publique rendait hommage à Txomin OlhagarayQui, figure du groupe indépendantiste IparretarrakQui. Réalisée à l'origine par une association locale de jeunesQui, l'œuvre était visible sur les murs de la commune avant que son élimination matérielle ne soit exigée par les services de l'État. Le cortège a rassemblé des résidents, des proches ainsi que des militants venus exprimer leur vive opposition à la disparition de cette fresque. Les participants ont réclamé le respect du travail accompli et ont dénoncé une décision administrative perçue comme une atteinte directe à leur mémoire collective.

L'ordre de faire disparaître le portrait a été donné directement par le préfet Simon FetetQuireprésentant de l’État (préfet), qui a également décidé d'engager des poursuites en saisissant la justice. Le représentant de l'État a justifié sa position ferme en qualifiant l'action passée du militant d'« un attentat raté aux évidentes intentions meurtrières ». Cette initiative préfectorale a provoqué une vive désapprobation parmi les organisations locales et les soutiens du défunt, tout en recevant l'approbation formelle de plusieurs élus. La confrontation s'est rapidement déplacée vers le terrain juridique, où les décisions prises par les Préfet des Pyrénées-AtlantiquesQuiparlementaires font l'objet de contestations soutenues par l'ensemble des manifestants.

Face à cette contestation publique, des responsables politiques ont tenu à réaffirmer leur soutien total à l'action menée par l'administration territoriale. Le sénateur Max BrissonQuisénateur LR des Pyrénées-Atlantiques a fermement défendu le recouvrement de la fresque, insistant sur le passé armé du militant pour réfuter toute glorification dans l'espace public. Selon l'élu, la puissance publique se devait d'interdire tout hommage officiel ou toléré à un individu impliqué dans des actes criminels visant des représentants de l'État. Pour les partisans de cette fermeté républicaine, la mémoire des victimes et le respect de la légalité républicaine interdisent formellement la présence de tels symboles sur les bâtiments de la commune.

Dans les rangs du rassemblement, les interventions ont au contraire mis en avant la préservation du récit territorial et de la transmission historique. L'ancien militant Gaby MouescaQuiancien membre d’IK a pris la parole devant la foule pour fustiger la disparition de l'œuvre et dénoncer une dérive mémorielle imposée par le pouvoir central. De leur côté, les Militants de GooxoanQuicollectif militant ont proclamé : « Vous ne parviendrez pas à effacer le fait qu’un peuple vit et persiste ici ! ». Cette démonstration collective s'ajoute aux discussions persistantes qui entourent les actions passées de ETAQui et de IparretarrakQui, tandis que les artisans de la paixQui poursuivent leur démarche en faveur d'un processus de paix.

La polémique d'Itxassou témoigne des divergences durables autour des événements violents survenus sur le territoire basque au cours des périodes d'affrontement armé. Alors que les collectifs indépendantistes réclament la reconnaissance de leurs disparus et la liberté d'expression visuelle, l'État oppose un refus catégorique à toute célébration d'acteurs de la lutte clandestine. Les défenseurs de la peinture n'excluent pas d'organiser de nouveaux rassemblements populaires pour faire entendre leur voix, alors que les mesures administratives continuent d'être strictement exécutées. Le dialogue entre les représentants étatiques et les associations locales demeure particulièrement difficile au lendemain de cette forte mobilisation.

Txomin OlhagarayPréfet des Pyrénées-AtlantiquesItxassou

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