Des tirs de missiles et des essaims d'appareils sans pilote ont visé des installations militaires américaines situées sur le sol koweïtien jeudi matin. L'opération a été annoncée publiquement par la Télévision d’État iranienneQuimédia officiel, qui a déclaré : « En réponse aux crimes commis par l’Amérique contre le peuple iranien, des attaques de missiles et de drones sont en cours contre des bases américaines au Koweït ». Selon les informations transmises par Le FigaroDroite · 2026-09-03Guerre au Moyen-Orient : l’Iran attaque des intérêts militaires américains au Koweït, malgré la menace de nouveaux bombardements par Donald TrumpLire l'article → et Sud OuestCentre · 2026-09-03Guerre au Moyen-Orient : nouvelle attaque iranienne dans le Golfe ce jeudi en réplique aux bombardements américainsLire l'article →, cette offensive directe marque une réplique immédiate à des bombardements américains préalables. Face à ces tirs, l'Armée du KoweïtQuiarmée a confirmé l'engagement de ses batteries de protection, indiquant que « La défense anti-aérienne du Koweït est actuellement confrontée à des attaques hostiles de missiles et de drones à la suite de l’ignoble agression iranienne ». Les détonations ont retenti dans plusieurs secteurs du pays sans que le bilan des dégâts matériels ou humains sur les sites ciblés ne soit pour l'instant arrêté.
Cette salve d'artillerie balistique fait suite à des bombardements menés par les forces armées américaines. D'après Ouest-FranceCentre · 2026-09-03Guerre au Moyen-Orient : le Koweït visé par une attaque iranienne, le pétrole en hausse… Les dernières infosLire l'article →, ces frappes ont coûté la vie à au moins 19Le chiffremorts causés par la deuxième vague de frappes américaines3 rédactions · Le Figaro, Sud Ouest, 20 Minutes personnes lors de raids exécutés le 3 septembre 2026. Les autorités locales ont également dénombré 70Le chiffrepersonnes blessées dans le district de Sirik2 rédactions · France 24, Le Figaro personnes blessées dans le district de Sirik. Du côté de TéhéranQuigouvernement iranien, le discours officiel justifie ces tirs de rétorsion par les pertes subies face aux incursions de Washington. Les rédactions de 20 MinutesCentre · 2026-09-03L’Iran jure de « briser » les Etats-Unis, qualifiés de « Satan »Lire l'article → et de France 24Centre · 2026-09-03L'Iran vise à nouveau le Golfe malgré les menaces de TrumpLire l'article → rappellent que les affrontements avaient repris de manière intense le 30 août 2026 à l'initiative des forces américaines, interrompant une période d'accalmie observée durant l'été.
À Washington, les déclarations officielles traduisent une posture de fermeté absolue. Le président Donald TrumpQuiprésident américain a réagi aux événements en affirmant : « Hier soir, nous avons détruit bien plus que leur radar. L’attaque a été très violente, et nous sommes prêts à en lancer une autre à tout moment ». De son côté, le ministre Chris WrightQuiministre américain de l’Énergie a évoqué une stratégie visant à exercer « une pression économique maximale » pour restreindre les capacités adverses. Cette ligne dure s'oppose directement à la volonté affichée par l'IranQuigouvernement iranien de ne céder aucun terrain stratégique, quitte à élargir le périmètre des hostilités aux pays voisins abritant du personnel ou du matériel militaire américain.
L'extension des frappes suscite de vives inquiétudes chez les pays voisins. Selon TéhéranQuigouvernement iranien, « Des bases américaines situées au Koweït et aux Émirats arabes unis auraient été visées par l’armée iranienne ». Pour l'analyste David MorissonQuianalyste de Trade Nation, la situation « est intervenue avec la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran ce week-end, après une accalmie d’un mois. Depuis lors, de nombreuses attaques de représailles se sont succédé ». Les observateurs constatent que l'implication des espaces aériens régionaux place les capitales du Golfe dans une position délicate, les contraignant à activer leurs propres systèmes d'interception sol-air pour sécuriser leur territoire tout en évitant d'être entraînées dans une guerre ouverte de grande ampleur.