Après un an de hausse, les prix de l'immobilier rechutent, mais pas pour tout le monde
« Cette baisse des prix de l’immobilier traduit par conséquent un léger ralentissement de la reprise du secteur »Lire l'article
Photo · Ouest-FranceLes prix de vente des logements anciens diminuent de nouveau en France, tirés vers le bas par le segment des maisons individuelles.
Le marché du logement marque un net coup d'arrêt en France métropolitaine. D'après l'indice officiel établi par les Notaires-InseeQui, les prix de l'immobilier ancien ont enregistré une baisse de 0,8Le chiffrerecul des prix de l'immobilier ancien en France au deuxième trimestre2 rédactions · Europe 1, Ouest-France % au cours du deuxième trimestre. Cette diminution intervient après plusieurs mois d'accalmie relative et touche principalement le segment des maisons individuelles, dont les valeurs s'érodent plus vite que celles des appartements. La contraction des montants affichés dans les annonces traduit les hésitations persistantes des acquéreurs potentiels face au coût global des projets et aux exigences financières imposées par les établissements prêteurs.
Cette évolution baissière pèse directement sur le dynamisme global de l'activité. Sur la période cumulée allant de juillet à juin, le volume global s'établit à 958 000Le chiffretransactions de logements anciens enregistrées entre juillet 2025 et juin 20263 rédactions · Capital, Ouest-France, Sud Ouest transactions pour l'ensemble du territoire national. Selon les données communiquées par l'institut national de la statistique, « Le volume annuel de transactions s’est redressé entre octobre 2024 et décembre 2025, après une baisse continue depuis la fin avril 2022 ». Toutefois, ce redressement antérieur laisse désormais place à des arbitrages plus rigoureux de la part des ménages, qui réduisent la voilure ou reportent leurs signatures définitives en attendant de meilleures conditions de crédit auprès de la Banque de FranceQui.
Au-delà du coût du crédit, les facteurs institutionnels et réglementaires jouent un rôle prépondérant dans l'attentisme constaté. Pour Élodie FrémontQuiprésidente de la commission statistiques immobilières des notaires du Grand Paris, « Si on considérait au trimestre précédent que ces chiffres étaient malmenés plutôt par le contexte international, et surtout par un contexte géopolitique anxiogène […], c’est plutôt le contexte national et surtout politique qui est aujourd’hui à l’œuvre ». Les incertitudes pesant sur les règles fiscales, les aides publiques et les futures lois de finances incitent vendeurs et acheteurs à différer leurs décisions, ce qui bloque la négociation des compromis dans de nombreuses agglomérations.
Le secteur des pavillons individuels subit par ailleurs une pression technique particulière qui amplifie la dépréciation des biens anciens. Selon Loïc CantinQuiprésident de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), « Les maisons sont directement impactées par la nécessité d’entreprendre des travaux de rénovation énergétique ». Les contraintes imposées par le calendrier du diagnostic de performance énergétique forcent les propriétaires à consentir des rabais substantiels sur les biens les plus énergivores, comme le constatent au quotidien les notairesQui lors de la formalisation des actes de vente.
Après un an de hausse, les prix de l'immobilier rechutent, mais pas pour tout le monde
« Cette baisse des prix de l’immobilier traduit par conséquent un léger ralentissement de la reprise du secteur »Lire l'article