✎ Le réalisateur Takashi Miike use du cinéma comme d’un outil idéal pour présenter deux versions opposées d’une même affaire, mais tout aussi convaincantes.
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Photo · Le FigaroLe réalisateur Takashi Miike adapte au cinéma une affaire de harcèlement scolaire
Le drame judiciaire Sham arrive dans les salles françaises pour retracer une affaire d'accusation d'instituteur.
L'essentiel
- Takashi MiikeQui présente ShamQui sur les écrans français.
- Go AyanoQui incarne un enseignant confronté à de lourdes accusations.
- Le scénario reconstitue une procédure judiciaire liée aux plaintes portées par une mèreQui.
L'analyse du débat
Incertitude délibérée et dénonciation d'un lynchage divisent la lecture du film
En adaptant cette affaire judiciaire au cinéma, Takashi Miike interroge les certitudes morales face aux dérives de l'opinion publique.
La Croix observe que le film « relate avec la même puissance deux versions d’une affaire de harcèlement scolaire. » Dans cette optique, l'œuvre refuse délibérément de désigner un coupable, conférant un même pouvoir de conviction aux deux récits contradictoires. Le Figaro et Valeurs Actuelles y voient au contraire la réhabilitation d'un innocent, le cinéaste démontrant le piège « en reprenant le concept de Rashōmon et en montrant, suivant trois points de vue différents, comment un professeur accusé d’avoir causé le suicide d’un élève devient la proie d’un acharnement collectif ».
Ce qui sépare ces analyses réside dans le statut accordé au doute : l'une défend une œuvre ouverte maintenant une énigme insoluble, quand l'autre affirme que la mise en scène dénonce sans équivoque une injustice collective.
Comment on en est arrivé là
- 13 septembre 2026Le réalisateur Takashi Miike adapte au cinéma une affaire de harcèlement scolairevous êtes ici · 4 rédactions
- 16 septembre 2026Sortie au cinéma en France du film Sham réalisé par Takashi Miike2 rédactions
Sur quoi les rédactions divergent
Le film tranche-t-il la culpabilité du professeur accusé ?
1 rédaction contre 2 rédactions · les deux positions traversent les bords
La qualificationIls ne s'accordent pas sur le nom de ce qui s'est passé.
Le film confronte deux versions contradictoires tout aussi convaincantes sans lever le doute.
- La CroixAnalyse
Le face-à-face équilibré de vérités opposées crée un profond malaise chez le spectateur.
« relate avec la même puissance deux versions d’une affaire de harcèlement scolaire. »
« Sham » de Takashi Miike : les « vérités » d’un procès japonais
L'œuvre montre un enseignant innocent broyé par la rumeur et l'acharnement collectif.
- Le FigaroAnalyse
Un thriller judiciaire implacable et magistral dénonçant un instituteur broyé par les médias.
« Le réalisateur japonais Takashi Miike adapte avec maestria un fait divers du début des années 2000 lié au harcèlement scolaire ayant conduit au procès retentissant d’un instituteur, broyé par l’emballement médiatique. »
Son argumentLe film s'inscrit au niveau des grandes références historiques du cinéma procédural.
Notre critique de Sham, terrifiant thriller judiciaire en milieu scolaire
« Sham, de Takashi Miike, fait lui aussi partie de ces implacables films de procès. » - Valeurs ActuellesAnalyse
Une charge salutaire et directe contre l'hypocrisie et le lynchage collectif japonais.
« en reprenant le concept de Rashōmon et en montrant, suivant trois points de vue différents, comment un professeur accusé d’avoir causé le suicide d’un élève devient la proie d’un acharnement collectif »
Son argumentLe cinéaste a délaissé ses expérimentations et son hystérie visuelle passées au profit d'un académisme centré sur l'intensité du récit et les personnages.
Cinéma : « Sham » de Takashi Miike, post-vérité contre mensonge collectif
« Les expérimentations visuelles, l’hystérie roborative des débuts ont laissé place à une forme d’académisme revendiqué qui permet au cinéaste de s’attarder sur son récit et ses personnages. »
La mise en scène de Takashi Miike est-elle sans reproche ?
1 rédaction contre 1 rédaction · les deux positions traversent les bords
Le bilanIls ne s'accordent pas sur ce que ça vaut : réussite, échec, portée réelle.
La réalisation pèche par un excès d'explications et des pistes narratives inabouties.
- FranceinfoAnalyse
Une réflexion captivante sur la manipulation malgré quelques faiblesses dans la réalisation.
« le film pêche un brin dans sa mise en scène par sa volonté pour certains aspects de l'histoire de vouloir tout expliquer, et pour d'autres, de lancer des pistes sans les creuser. »
Son argumentLe procédé de double narration place efficacement le spectateur dans un rôle de juré chargé d'évaluer les versions divergentes.
"Sham" : un professeur accusé de harcèlement dans un film captivant sur la manipulation
« En racontant la même histoire deux fois, de deux points de vue différents, le film place en préambule le spectateur dans la peau du juré, en charge de démêler la vérité. L'expérience est plutôt saisissante. »
Le cinéaste déploie les mécanismes du thriller procédural avec une rare maestria.
- Le FigaroAnalyse
Un thriller judiciaire implacable et magistral dénonçant un instituteur broyé par les médias.
« Le film déploie les mécanismes du thriller appliqué au milieu scolaire avec une rare maestria. »
Son argumentLe film s'inscrit au niveau des grandes références historiques du cinéma procédural.
Notre critique de Sham, terrifiant thriller judiciaire en milieu scolaire
« Sham, de Takashi Miike, fait lui aussi partie de ces implacables films de procès. »
Clivage par bord politique
Vu de gauche
1 rédactionVu du centre
1 rédaction✎ L'expérience est plutôt saisissante.
survolertoucher pour le coup de plumeVu de droite
2 rédactionsÀ travers un film de procès maîtrisé, le réalisateur livre une dénonciation percutante de l'emballement médiatique et du lynchage collectif qui broient un individu au détriment de la vérité.
D'après Le Figaro, Valeurs Actuelles✎ Le réalisateur japonais Takashi Miike adapte avec maestria un fait divers du début des années 2000 lié au harcèlement scolaire ayant conduit au procès retentissant d’un instituteur, broyé par l’emballement médiatique.
survolertoucher pour le coup de plume✎ Sham renoue avec les grandes heures du réalisateur, mais de manière apaisée.
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