Photo · Le FigaroLe parquet de Rouen demande un procès pour l'influenceuse Poupette Kenza
Le parquet réclame la tenue d'un procès correctionnel visant l'influenceuse et son époux pour tentative d'extorsion et association de malfaiteurs.
Le parquet de RouenQui a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de la créatrice de contenus Poupette KenzaQuiinfluenceuse, connue sous le nom de Kenza BenchrifQui. L'accusation demande également la tenue d'un procès pour son conjoint, Allan LiehrmannQui. Les charges retenues dans ce réquisitoire définitif visent des faits de tentative d'extorsion et d'association de malfaiteurs. Cette décision marque l'aboutissement de longues investigations menées par les enquêteurs sur des pressions financières exercées contre un ancien partenaire commercial.
L'affaire judiciaire repose sur les déclarations d'un ancien associé commercial de la créatrice de contenus. Ce dernier a dénoncé auprès de la justice des manœuvres d'intimidation répétées afin de lui imposer le versement d'une somme financière importante. D'après les constatations rassemblées lors de l'instruction, un homme de main aurait été missionné pour faire pression sur la victime présumée et contraindre cette dernière au paiement. Les policiers ont épluché les téléphones, les correspondances électroniques et les comptes bancaires afin d'établir la chaîne des échanges entre les personnes mises en cause.
Dans ce dossier, le parquetQuiparquet a précisé la portée juridique de sa démarche : « Il appartient désormais au juge d'instruction en charge de ce dossier soit de prendre une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, soit une ordonnance de non-lieu ». Cette position formalise les conclusions de l'accusation, qui estime les charges suffisantes pour organiser un débat contradictoire devant la juridiction de jugement. Le ministère public considère que les éléments recueillis justifient une comparution publique des prévenus pour l'ensemble des infractions retenues.
La défense de Kenza BenchrifQui et de son époux conteste fermement les accusations formulées depuis l'ouverture de l'enquête judiciaire. Les conseils des mis en examen affirment qu'aucun acte délictuel ne peut être reproché à leurs clients dans ce litige d'ordre privé. Ils rappellent avec force que le principe de la présomption d'innocence s'applique à ce stade de la procédure pénale. Les avocats disposent de délais pour adresser des observations écrites afin de solliciter l'abandon des poursuites et contester l'analyse présentée par l'accusation.
Le juge d'instruction doit à présent rendre une ordonnance de règlement pour clore formellement cette information judiciaire. Cette ordonnance fixera le sort procédural de Poupette KenzaQuiinfluenceuse et d'Allan LiehrmannQui. Si le magistrat instructeur suit les réquisitions prises par le ministère public, la décision ouvrira la voie à la tenue d'un procès correctionnel. Les juges du tribunal devront alors trancher publiquement sur la culpabilité des mis en cause et sur la gravité des infractions d'extorsion et d'association de malfaiteurs dénoncées dans cette affaire.