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Photo · Le Figaro
International

Le ministre français des Affaires étrangères rejette les accusations de putsch du Niger

5 septembre 20264 rédactions
Mise à jour

Le chef de la diplomatie française rejette catégoriquement les accusations portées par le pouvoir militaire nigérien concernant une tentative de déstabilisation récemment déjouée.

Le diplomate Jean-Noël BarrotQuiministre des Affaires étrangères, qui exerce la charge de ministre des Affaires étrangèresQui pour la FranceQui, a rejeté fermement les allégations formulées depuis Niamey. S'exprimant sur les ondes de RFICentre · 2026-09-05Niger: une semaine après la mutinerie... un conseil des ministres pour faire le pointLire l'article →, le représentant officiel a balayé toute responsabilité dans les troubles récents qui agitent la capitale sahélienne. Les autorités locales affirment en effet qu'une conspiration extérieure cherchait à déstabiliser l'état-major en place par l'entremise d'éléments factieux. Face à ces attaques publiques, le responsable a déclaré : « Tout cela est, comme d’habitude, une manière de pointer du doigt à tort une responsabilité de la France qui n’existe tout simplement pas ». Cette intervention vise à démentir toute ingérence dans la gestion des casernes locales.

À Niamey, le pouvoir militaire a affirmé avoir déjoué une tentative de sédition impliquant des militaires dissidentsQui. Selon les déclarations des responsables sahéliens, ces troupes auraient préparé une fronde destinée à renverser le général Abdourahamane Tiani. Les autorités ont soutenu que des commanditaires occidentaux auraient incité des officiers à rompre les rangs et à saboter le dispositif de sécurité intérieure. Cette annonce a provoqué une vive inquiétude au sein de la capitale, marquant une contestation interne notable depuis la prise de pouvoir de l'armée. Les dirigeants locaux affirment que l'action coordonnée des forces loyalistes a permis d'arrêter les meneurs avant le passage à l'acte.

Cette confrontation verbale accentue une rupture diplomatique amorcée depuis plusieurs mois entre Paris et le NigerQui. Alors que les relations bilatérales s'étaient construites depuis la fin de la période coloniale survenue en 1960Le chiffreannée de fin de la colonisation française au Niger3 rédactions · Le Figaro, Le Parisien, 20 Minutes, l'autorité locale a dénoncé l'ensemble des accords militaires signés par le passé. Les soldats européens ont ainsi dû quitter les bases qu'ils occupaient pour lutter contre les mouvements armés. Pour combler ce vide tactique, Niamey a rapidement sollicité l'assistance d'alliés russesQui, qui fournissent désormais des instructeurs, des équipements et des conseillers opérationnels. Cette réorientation stratégique s'accompagne d'un discours officiel hostile envers les anciennes puissances partenaires.

La position de Niamey a été formellement réaffirmée à l'occasion des délibérations du Conseil des ministresQui. À la tribune officielle, le gouvernementQuiporte-parole du gouvernement a fait part de ses conclusions après avoir dressé le bilan de ces événements sécuritaires. Les autorités maintiennent que la tentative séditieuse bénéficiait de relais diplomatiques étrangers déterminés à bloquer la souveraineté retrouvée du pays. Cette ligne dure est relayée par les médias d'État, qui décrivent les interpellations comme un succès déterminant contre des ingérences extérieures persistantes.

Du côté de Paris, les canaux diplomatiques rejettent ces récriminations en bloc. L'exécutif de la FranceQui qualifie ces allégations d'inventions pures destinées à masquer des tensions internes grandissantes au sein de l'appareil sécuritaire sahélien. Le Quai d'Orsay insiste sur le fait qu'aucune tentative de subversion n'a reçu le moindre appui matériel ou politique de ses services. Alors que le dialogue officiel demeure suspendu et que les représentations diplomatiques fonctionnent au ralenti, ce nouvel épisode d'accusations mutuelles éloigne encore toute perspective d'apaisement entre les capitales concernées.

Jean-Noël BarrotFranceNiger

Les chiffres

1960
année de fin de la colonisation française au Niger

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