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Faits divers

Le milliardaire Olivier Bouygues comparaît devant la justice pour atteinte à l'environnement

7 septembre 20263 rédactions
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Les audiences se poursuivent devant la juridiction correctionnelle avec l'examen des constatations matérielles et les interrogatoires des prévenus.

L'audience s'est ouverte devant le Tribunal correctionnel d'OrléansQui le 7 septembre 2026. L'homme d'affaires Olivier BouyguesQuimilliardaire prévenu comparaît aux côtés de plusieurs prévenus pour des atteintes graves à l'environnement commises sur sa vaste propriété de La Ferté-Saint-Aubin, en Sologne. L'affaire porte sur la destruction illégale d'animaux sauvages appartenant à des espèces protégées, ainsi que sur l'exploitation non autorisée d'un élevage intensif de sangliers destiné à des battues privées. Les poursuites judiciaires ciblent les pratiques cynégétiques déployées au sein de ce domaine boisé et clôturé, où les activités de gestion du gibier ont dérivé vers des infractions pénales systématiques.

Les investigations ont mis au jour un dispositif méthodique d'éradication de prédateurs naturels. Sur place, les enquêteursQui ont découvert une cinquantaineLe chiffrepièges à mâchoires interdits découverts2 rédactions · Ouest-France, Sciences et Avenir de dispositifs à mâchoires prohibés par la législation en vigueur. Des rapaces protégés ainsi que des mammifères ont été piégés puis éliminés pour favoriser le maintien artificiel d'une très forte densité de faisans, de perdrix et d'ongulés. Des opérations régulières de nourrissage massif et d'engrillagement ont également altéré les équilibres naturels locaux, transformant la forêt en un espace d'abattage de gibier.

À la barre, la défense s'efforce de dégager la responsabilité directe du propriétaire. Son conseil, Eric GrassinQuiavocat d'Olivier Bouygues, affirme qu'« Olivier Bouygues est dans une contestation totale des faits ». De son côté, Olivier BouyguesQuimilliardaire prévenu a affirmé pour se dédouaner de la gestion pratique : « J’ai d’autres chats à fouetter que de gérer au quotidien ». Le régisseur du domaine, Hugo H.Quirégisseur du domaine, a quant à lui justifié les pièges et les tirs en évoquant une « régulation d’espèces qui menacent notre gibier ou notre poisson ».

Face aux critiques sur les perquisitions et les constatations des agents de l'Office français de la biodiversité, Emmanuelle Bochenek-PurenQuiprocureure de la République d'Orléans a défendu la rigueur de la procédure : « Il n'était pas possible de procéder autrement, les investigations ont été conduites conformément aux dispositions du code de procédure pénale et du code de l'environnement ». L'accusation démontre que les ordres et les moyens financiers provenaient directement du sommet de la chaîne de décision de la propriété.

Les parties civiles rappellent la portée générale des règles de conservation de la faune. Pour Allain Bougrain-DubourgQuiprésident de la Ligue de protection des oiseaux, « La biodiversité est en capacité de souffrir et la réglementation est faite pour tous, même ceux qui ont des super moyens ». Rassemblés devant le bâtiment judiciaire, des manifestantsQui ont dénoncé l'appropriation des espaces naturels par de grandes fortunes, citant le cas d'autres propriétaires terriens de la région comme Pierre-Édouard StérinQui, tandis que des écrits rappelaient la formule de Maurice Genevoix via le personnage de RaboliotQuipersonnage littéraire de Maurice Genevoix cité par les auteurs : « On est ce qu’on est, mais faut la justice ! ».

Olivier BouyguesTribunal correctionnel d'OrléansLa Ferté-Saint-Aubin

Les chiffres

une cinquantaine
pièges à mâchoires interdits découverts
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« De Bouygues à Stérin, faisons le procès de ces milliardaires qui font leurs lois en Sologne »

« Cette sordide histoire est emblématique de la Sologne actuelle, immense forêt parsemée d’étangs, dominée par une forme particulière d’agro-industrie : celle de la chasse »
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