Photo · Le MondeLe Conseil constitutionnel censure l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs
La censure par le Conseil constitutionnel de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans relance le vif débat entre urgence de santé publique, protection des libertés individuelles et critique du rôle des juges.
21 août 2026 · 17 rédactions couvrent cette affaire
D'accord sur les faits, pas sur leur sens : à qui la faute, est-ce grave, que faudrait-il faire.
Le Conseil constitutionnel a censuré le 14 août l'article de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de quinze ans, jugeant la mesure disproportionnée. Cette décision a immédiatement suscité de vives réactions au sein de la classe politique. Des personnalités politiques de premier plan, telles que Valérie Pécresse et Bruno Retailleau, ont publiquement déploré ce veto juridique.
des adolescents de 11, 13 et 15 ans présentaient un usage problématique des réseaux sociaux en ligne
Le Monde« Encore une fois, le Conseil constitutionnel s’érige en contre-législateur… De quel droit ? »Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France · Les Surligneurs
La convergence des observations de terrain et des données scientifiques attestant chaque jour un peu plus les effets néfastes de ces plateformes sur la santé physique et mentale des usagers, en particulier des plus jeunes, entre en contradiction avec cette décision.
Amine Benyamina et Servane Mouton; Amine Benyamina; Servane Mouton · Le Monde · GaucheCes trois prétendants élyséens partagent un diagnostic commun : tous mettent en garde contre un pouvoir impuissant, parfois ligoté par le droit.
Paul Chaulet · L'Express · Droite
Deux valeurs se font face — le désaccord précède l'événement. Les faits, eux, sont partagés.
Le Conseil constitutionnel menace-t-il la souveraineté populaire et l'action publique en censurant l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs ?
Gauche : Nécessité absolue de protéger la santé mentale des jeunes face à un fléau sanitaire.
Droite : Dénonciation de la primauté des juges sur les représentants du peuple et d'une entrave au législateur.