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Science

Le Comité consultatif national d'éthique publie un avis sur le don d'organes

15 septembre 20264 rédactions
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L'avis consultatif préconise une révision en profondeur des procédures de don d'organes et ouvre le champ des expérimentations sur les greffes issues d'animaux.

  • L'avis rendu par le Comité consultatif national d'éthiqueQuiInstance juge le modèle français perfectible et réclame une refonte du système de prélèvement.
  • Près de 24 000Le chiffrepatients sur la liste d'attente début 20262 rédactions · France 24, TF1 InfopatientsQui attendaient une greffe, pour seulement 6 148Le chiffregreffes d'organes réalisées en 20252 rédactions · France 24, TF1 Info opérations concrétisées sur l'année écoulée.
  • Le rapport préconise d'autoriser la recherche sur les xénogreffes porcines tout en maintenant la priorité au don humain.
  • L'association RenalooQuiassociation réclame une application rapide de ces recommandations dans les politiques publiques de santé.
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L'avis rendu par le Comité consultatif national d'éthiqueQuiInstance préconise des changements majeurs dans l'organisation des prélèvements et des transplantations en France. Selon l'instance éthique, les règles et les organisations en vigueur peinent à répondre aux besoins vitaux de la population, contraignant à une réflexion globale sur l'ensemble de la chaîne médicale. Le document officiel détaille une série de recommandations destinées aux pouvoirs publics afin de redresser la trajectoire du dispositif national. Pour le CCNEQuiComité national consultatif d'éthique, la situation actuelle impose une révision sans délai des méthodes de recueil et d'accompagnement hospitalier, d'autant que « les patients sont exposés à des pertes de chances croissantes, alors que l'ensemble des leviers susceptibles de mieux répondre à leurs besoins n'est pas pleinement mobilisé ». Cette prise de position pose les jalons d'un débat institutionnel attendu de longue date par les spécialistes de la santé publique.

Le constat statistique exposé dans les analyses récentes rappelle la sévérité du déficit d'organes disponibles sur le territoire national. Alors que 24 000Le chiffrepatients sur la liste d'attente début 20262 rédactions · France 24, TF1 InfopatientsQui figuraient inscrits sur les registres officiels d'attente au début de la période, seules 6 148Le chiffregreffes d'organes réalisées en 20252 rédactions · France 24, TF1 Info interventions ont pu aboutir sur l'année écoulée. Cet écart persistant entre l'offre et la demande conduit à une dégradation de l'état de santé de nombreuses personnes privées d'accès aux greffons nécessaires à leur survie. Face à cette pénurie structurelle, les membres de la commission éthique considèrent que les structures de soins doivent intensifier le repérage des donneurs potentiels et améliorer la coordination au sein des services de réanimation. Les filières hospitalières doivent ainsi bénéficier de ressources accrues pour identifier plus rapidement chaque donneur potentiel et accompagner dignement les proches lors de la prise de décision.

Parmi les propositions avancées figure également l'exploration de pistes scientifiques novatrices pour combler ce manque chronique de greffons. Le Comité consultatif national d'éthiqueQuiInstance aborde directement la question des organes issus d'animaux génétiquement modifiés, notamment les porcs, jusque-là cantonnée aux laboratoires étrangers. L'avis estime nécessaire d'autoriser et d'encadrer la recherche clinique sur ce sujet en France, tout en posant des limites strictes aux applications pratiques. L'instance insiste en effet sur le fait que « la xénogreffe ne doit pas se substituer au don d'organes d'humain », mais constituer une alternative thérapeutique d'appoint. Les travaux menés hors d'Europe, notamment sous l'impulsion des autorités sanitaires américainesQui, démontrent que des essais préliminaires franchissent des étapes significatives, ce qui incite les spécialistes français à réclamer un cadre d'expérimentation clair et juridiquement sécurisé.

Les acteurs associatifs et médicaux ont accueilli avec attention ces orientations. L'organisation RenalooQuiassociation a pris acte des conclusions formulées et a précisé qu'elle « attend désormais la traduction concrète des recommandations du CCNE dans les politiques publiques, le prochain plan greffe et les futurs débats bioéthiques ». Les représentants des personnes malades rappellent que les engagements pris lors des initiatives ministérielles antérieures n'ont pas toujours produit les résultats attendus sur le terrain. L'enjeu réside désormais dans la capacité du gouvernement et des agences sanitaires à inscrire ces orientations dans les textes législatifs à venir. Les débats parlementaires sur la révision des lois de bioéthique offriront l'occasion d'examiner les suites opérationnelles accordées à ce rapport, alors que la pression sur les services de transplantation demeure constante.

Comité consultatif national d'éthiqueYvanie CailléJacques Duranteau

Les chiffres

24 000
patients sur la liste d'attente début 2026
6 148
greffes d'organes réalisées en 2025

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