La perspective du rétablissement du prélèvement sur la fortune suscite de vives oppositions au sein du patronat technologique. Le cofondateur de SpotifyQui, Martin LorentzonQuicofondateur de Spotify, a prévenu qu'il quitterait La SuèdeQui si la coalition de centre-gauche mettait en application ce rétablissement fiscal. Selon les informations rapportées par Le FigaroDroite · 2026-09-06Le cofondateur de Spotify menace de quitter la Suède si elle réintroduit l’impôt sur la fortuneLire l'article →, cette déclaration intervient avant les élections législatives destinées à renouveler le parlement national. Les formations politiques de gauche réclament ce mécanisme ciblant les détenteurs de patrimoines massifs afin d'accroître les ressources publiques. Comme le relate RFICentre · 2026-09-07Législatives en Suède: la taxation des ultra-riches s'invite dans la campagneLire l'article →, le débat sur le niveau de taxation imposé aux grandes fortunes domine désormais les discussions électorales. Martin LorentzonQuicofondateur de Spotify conteste cette orientation, estimant que cette pression fiscale dissuadera les créateurs de richesses et compromettra la dynamique économique nationale. D'après Les ÉchosDroite · 2026-09-08« L'objectif ne devrait pas être d'appauvrir les plus riches juste parce qu'ils sont riches » : le cofondateur de Spotify menace de quitter la Suède en cas de retour de l'ISFLire l'article →, la prise de position de l'entrepreneur relance la controverse sur l'attractivité du territoire pour les chefs d'entreprise et les investisseurs privés.
Pour justifier sa détermination, Martin LorentzonQuicofondateur de Spotify a exposé son analyse des conséquences potentielles de cette mesure sur le dynamisme entrepreneurial national. Le dirigeant d'entreprise a ainsi affirmé : « je préfère une Suède avec plus de personnes capables de créer une valeur considérable et moins de pauvres à une Suède avec moins de milliardaires parce que nous avons rendu la création, la possession et le développement d’entreprise moins attractifs ». Cette prise de parole trouve des échos parmi d'autres figures du monde des affaires. L'industriel Jacob WallenbergQuiindustriel a partagé ces réserves face aux propositions politiques d'alourdissement fiscal et de réduction du temps de travail, déclarant : « Il semble paradoxal de penser que l'on deviendra plus compétitif en travaillant moins et en rendant le développement des entreprises plus difficile ». Ces critiques traduisent l'inquiétude des milieux économiques qui redoutent la fuite des capitaux et l'affaiblissement de la compétitivité industrielle.
Les investisseurs du secteur de la finance expriment des craintes similaires concernant la viabilité des jeunes pousses locales. Klas TikkanenQuidirigeant de la société de capital-investissement Nordic Capital, représentant la société Nordic Capital, redoute l'impact négatif de cette orientation sur l'essor technologique et avance : « Les personnes fortunées seront quelque peu touchées, mais c'est l'économie suédoise qui en fera surtout les frais. Et une très grande partie de toutes ces futures licornes ne verront jamais le jour ». À l'opposé de ces arguments patronaux, les partisans de la réforme fiscale considèrent la contribution des plus fortunés indispensable au financement des services publics et à la réduction des disparités sociales. Hanna NelsonQuireprésentante d'Oxfam Suède, au nom de l'organisation Oxfam, défend l'instauration de cette taxe sur les milliardaires pour soutenir la collectivité. Parallèlement, les travaux académiques de David SeimQuico-auteur d'une étude avec Gabriel Zucman ont évalué les recettes fiscales perdues par l'État depuis l'abolition passée de cet impôt, défendant l'utilité budgétaire du barème progressif sur les patrimoines les plus élevés.
L'issue des élections législatives s'avère déterminante pour l'orientation fiscale et industrielle choisie par La SuèdeQui. La confrontation entre le bloc de gauche, désireux de faire contribuer davantage les grandes fortunes, et les représentants de l'industrie technologique comme SpotifyQui pèse lourdement sur la campagne. Les dirigeants d'entreprise maintiennent leur avertissement : l'application de cette fiscalité pourrait provoquer des départs fiscaux majeurs et freiner l'essor des futures entreprises innovantes. Les partisans de la mesure rétorquent que la cohésion sociale et la justice distributive nécessitent la contribution proportionnée des détenteurs de capitaux. Le scrutin parlementaire tranchera ainsi entre le maintien du cadre fiscal en vigueur et le rétablissement de la taxation directe du patrimoine.