Photo · Le ParisienL'association L214 dévoile des maltraitances animales dans un élevage de canards
Le distributeur annonce l'envoi d'un contrôle chez son fournisseur après la diffusion d'images montrant des canards blessés et confinés sans litière.
- L'association L214Quiassociation de défense des animaux diffuse des images dénonçant les conditions d'un élevage de canards situé à SèvremoineQui.
- Le distributeur CarrefourQuienseigne réclame un contrôle immédiat chez son fournisseur GalianceQui et condamne les maltraitances constatées.
- Aux côtés de l'organisation, la comédienne Aure AtikaQuicomédienne (pour L214) demande le retrait des barquettes des rayons de l'enseigne.
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L'association L214Quiassociation de défense des animaux a rendu publiques des images filmées au sein du bâtiment d'engraissement de canards de Barbarie implanté à SèvremoineQui, dans le département de Maine-et-Loire. L'organisation de protection animale décrit ce mode d'exploitation intensif où les bêtes sont entassées dans des hangars fermés, privées d'accès à l'extérieur ou à des points d'eau. Selon le constat dressé par l'association, « Les canards de Barbarie sont des oiseaux aquatiques de forêt marécageuse, écrit-elle, ici, ils vivent sur un caillebotis de plastique qui couvre toute la surface, sans un mètre carré de litière, avec environ 700 cm² pour chacun ». Les séquences diffusées présentent des animaux au plumage arraché, certains blessés ou agonisants au milieu de leurs congénères, sans possibilité d'échapper aux piétinements permanents.
L'exploitation ciblée par cette enquête fournit le groupement GalianceQui, qui approvisionne les étals de la grande distribution et notamment le distributeur CarrefourQuienseigne. L'association reproche au système d'élevage industriel de maintenir des cadences de production incompatibles avec les besoins élémentaires des oiseaux. Des opérations de ramassage nocturne et de transport sont également dénoncées, tout comme les interventions corporelles subies par les canetons dès leur naissance pour empêcher les blessures dues à la promiscuité. Les éléments visuels rapportés montrent le quotidien de nombreux volatiles confinés dans ces hangars industriels jusqu'à leur départ vers les abattoirs.
Face à ces accusations, la direction de CarrefourQuienseigne a pris position en annonçant le déclenchement immédiat de vérifications sur le site incriminé. L'entreprise a réagi en indiquant que « Les images relayées ce jour par L214 chez notre fournisseur […] montrent des animaux en situation de souffrance. Carrefour condamne fermement toute pratique non conforme au bien-être animal. » La société affirme avoir missionné des auditeurs pour inspecter les installations de GalianceQui et contrôler l'application effective des chartes sanitaires et éthiques imposées par l'enseigne. Le groupe précise qu'il tirera les conséquences des conclusions remises par les experts à l'issue de cette mission de terrain.
En parallèle de la diffusion du dossier vidéo, la comédienne Aure AtikaQuicomédienne (pour L214) s'est jointe à l'action menée par L214Quiassociation de défense des animaux pour interpeller directement les dirigeants du distributeur. La comédienne « demande à Carrefour de retirer ces produits de la vente mais aussi de réduire de moitié le nombre d’animaux tués d’ici 2030 ». Cette prise de parole s'accompagne d'une pétition adressée au grand public et d'actions prévues devant des magasins pour réclamer l'arrêt de la commercialisation de ces lots. L'organisation souhaite une révision complète des approvisionnements de l'enseigne, exigeant un engagement ferme d'exclusion des élevages confinés sans parcours herbagé pour les palmipèdes.
Cette campagne marque une nouvelle étape dans les actions ciblées contre les filières avicoles industrielles du grand ouest français. Les défenseurs de la condition animale maintiennent la pression sur les centrales d'achat de la grande distribution afin d'obtenir des engagements concrets sur les densités de peuplement et l'enrichissement des bâtiments d'élevage. Les discussions engagées entre les parties prenantes et les représentants du secteur doivent déterminer si des modifications de cahier des charges seront adoptées pour faire évoluer les méthodes de production des palmipèdes destinés à la consommation.