« Personne ne dort la nuit, tout le monde a peur » : dans le sud du Liban, Israël grignote du terrain
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Photo · Le MondeLes forces israéliennes maintiennent leurs positions dans le secteur frontalier libanais après avoir dynamité un vaste complexe souterrain attribué aux combattants chiites.
De violentes explosions ont secoué le sud du territoire libanais lors d'une vaste opération de démolition planifiée par L'armée israélienneQuiArmée israélienne. L'ampleur des détonations déclenchées pour anéantir ce réseau fortifié a généré une secousse sismique d'une magnitude de 4,1Le chiffremagnitude du tremblement de terre4 rédactions · France 24, TF1 Info, Franceinfo, Le Figaro, formellement mesurée et enregistrée par l'USGSQui. L'impact de la déflagration a été ressenti jusqu'à Saïda, localité située à une quarantaine de kilomètresLe chiffredistance entre la ville de Saïda et la capitale3 rédactions · France 24, Franceinfo, Le Monde de la capitale Beyrouth, provoquant la panique parmi les résidents du secteur.
Le dispositif touché par ce dynamitage massif comprenait 8Le chiffregaleries souterraines composant le réseau2 rédactions · France 24, Le Monde conduits souterrains bâtis sous la crête d'Ali Taher, surplombant la ville de Nabatiyé. Selon les précisions fournies par les militaires, ces boyaux excavés atteignaient « d’une longueur cumulée de plus de 5 400 mètres ». L'état-major a affirmé que « Un complexe de commandement central appartenant à l’unité Badr du Hezbollah se trouvait au sein de ces infrastructures souterraines, comprenant (…) des salles de stockage d’armes et des quartiers d’habitation ».
Dans un communiqué conjoint, Benyamin Nétanyahou et Israël KatzQuiPremier ministre et ministre de la défense israéliens ont revendiqué ce sabotage en affirmant que « L’armée israélienne a détruit aujourd’hui les infrastructures souterraines de l’organisation terroriste Hezbollah de la crête d’Ali Taher, achevant ainsi l’établissement de la zone de sécurité dans le sud du Liban ». Le gouvernement de l'État hébreu entend ainsi sanctuariser la frontière septentrionale face aux incursions commandées ou soutenues par l'IranQui.
Sur le plan diplomatique, des pourparlers indirects s'étaient pourtant tenus pour tenter d'éviter une telle opération destructrice. Selon une source informée, « les Etats-Unis, parrains des pourparlers, ont proposé que l’armée libanaise prenne le contrôle de la crête d’Ali Taher, mais le Hezbollah a refusé ». Ce refus du HezbollahQui a précipité la mise à exécution des frappes terrestres et des charges d'explosifs préparées par les unités du génie militaire.
Sur place, le souffle des explosions a terrifié les civils de la région de Nabatiyé, comme l'a rapporté Joëlle FaresQuihabitante en témoignant : « Nous étions assis et tout a tremblé ». En dépit des destructions infligées au dispositif souterrain adverse, Benyamin NetanyahouQuiPremier ministre israelien a prévenu que les troupes resteraient stationnées sur les positions occupées, assurant que « les FDI resteront dans la zone de sécurité et continueront de détruire l'infrastructure terroriste et de contrer toute tentative de l'organisation terroriste Hezbollah de se rétablir et de restaurer ses capacités ».
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