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La justice new-yorkaise ferme une douzaine de sites de deepfakes pornographiques

15 septembre 20264 rédactions
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La justice américaine a fait fermer une douzaine de sites internet diffusant des trucages pornographiques générés par intelligence artificielle ciblant de nombreuses victimes.

  • Alvin BraggQuiprocureur de Manhattan a fait saisir une douzaineLe chiffresites internet spécialisés dans la diffusion de deepfakes pornographiques2 rédactions · Le Parisien, Le Figaro de sites diffusant des montages pornographiques générés par intelligence artificielle.
  • Les procédures judiciaires recensent 1 200Le chiffrevictimes de montages et vidéos hyperréalistes3 rédactions · 20 Minutes, Le Figaro, France 24 victimes de détournements d'images intimes sans leur consentement.
  • Les adresses internet saisies renvoient dorénavant vers le message officiel : « Ce domaine a été saisi ».
  • L'opération s'appuie sur le renforcement des règles imposant le retrait de ces contenus aux États-UnisQui.
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Les autorités new-yorkaisesQui ont franchi un palier opérationnel d'envergure dans la répression des contenus sexuels synthétiques conçus et diffusés sans aucun consentement. Le procureur de ManhattanQui, Alvin BraggQuiprocureur de Manhattan, a officialisé la saisie judiciaire et la mise hors ligne immédiate visant une douzaineLe chiffresites internet spécialisés dans la diffusion de deepfakes pornographiques2 rédactions · Le Parisien, Le Figaro de plateformes internet spécialisées. Ces espaces numériques diffusaient massivement des montages pornographiques élaborés grâce à des modèles génératifs d'intelligence artificielle. Les noms de domaine incriminés ont été neutralisés au terme d'une coordination technique étroite, privant leurs gestionnaires de l'accès aux serveurs et bloquant la distribution de ces fichiers falsifiés.

Les investigations menées par les services judiciaires établissent un préjudice majeur touchant 1 200Le chiffrevictimes de montages et vidéos hyperréalistes3 rédactions · 20 Minutes, Le Figaro, France 24 victimes recensées de montages et de vidéos hyperréalistes. Les plateformes ciblaient sans distinction des célébrités artistiques, des personnalités publiques et des personnes privées dont les visages étaient détournés pour être apposés sur des représentations intimes explicites. Les internautes accédaient à ces catalogues virtuels pour visionner les trucages ou pour solliciter la génération automatisée de séquences sur mesure. Ces pratiques alimentaient un trafic commercial prospère adossé à la violation systématique des droits à l'image et de l'intimité des personnes représentées.

Le procureur a rappelé l'assimilation des montages automatisés aux atteintes directes à la vie privée et à la captation illicite d'images intimes devant les tribunaux locaux. Pour Alvin BraggQuiprocureur de Manhattan : « Dans l'Etat de New York, il est illégal de partager sans leur autorisation de vraies photos et vidéos de personnes ayant des rapports sexuels. De même, il est illégal de partager ces contenus lorsqu'ils sont créés ou modifiés à l'aide » de procédés logiciels. Les magistrats appliquent les dispositions pénales relatives à la pornographie non consentie, considérant que la nature artificielle du média n'atténue en rien la gravité de l'infraction commise contre les cibles de ces publications.

Ce coup de filet exécuté par la justice américaineQui intervient alors que les États-UnisQui ont engagé en mai l'application d'un dispositif légal contraignant les hébergeurs et les fournisseurs d'accès à retirer d'urgence les manipulations sexuelles explicites. Les internautes tentant de se connecter aux adresses concernées sont désormais redirigés vers un avis officiel des autorités. L'analyste Benjamin ShultzQuichercheur à l’American Sunlight Project a ainsi relevé que la formule légale « Ce domaine a été saisi » s'affiche dorénavant sur les portails démantelés, confirmant l'interruption définitive des serveurs d'hébergement.

Les enquêteurs poursuivent le déchiffrement des bases de données et des journaux de connexion récupérés lors de la prise de contrôle des sites. À New YorkQui, les magistrats s'attachent à identifier les propriétaires des plateformes, fréquemment dissimulés derrière des sociétés écrans ou des serveurs miroirs situés à l'étranger, ainsi que les intermédiaires de transactions financières. Le parquet prévient que la neutralisation des serveurs constitue seulement le volet initial de son action, des poursuites criminelles individuelles étant préparées contre les opérateurs ayant tiré profit de ces diffusions illégales.

New YorkAlvin BraggManhattan

Les chiffres

1 200
victimes de montages et vidéos hyperréalistes
une douzaine
sites internet spécialisés dans la diffusion de deepfakes pornographiques

Comment on en est arrivé là

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