Les rayons des supermarchés connaissent une transformation progressive de leur offre alimentaire. Les marques créées par les distributeurs occupent une place grandissante dans les habitudes d'achat des ménages, atteignant désormais une part de marché en volume de 42,2%Le chiffrePart de marché en volume des marques de distributeurs dans les PGC2 rédactions · BFMTV, France 24 dans les produits de grande consommation. Pour consolider cette progression face aux grandes marques traditionnelles, Grande distributionQui modifie la composition de ses références pour afficher des profils plus sains et abandonner l'image de produits bas de gamme. Les enseignes retirent des additifs, diminuent les teneurs en sel ou en sucre et traquent les ingrédients ultratransformés dans les aliments du quotidien.
Cette stratégie de modernisation touche directement les assortiments des plus grands groupements de magasins. Chez IntermarchéQui, les changements portent déjà sur 3.000Le chiffreNombre de recettes revues par Intermarché depuis 20172 rédactions · BFMTV, France 24 recettes alimentaires revues depuis plusieurs années. Le responsable de ce groupement, Thierry CotillardQuipatron des Mousquetaires/Intermarché, défend cette orientation industrielle en affirmant : « On n’est plus dans une pâle copie ». L'objectif affiché consiste à proposer des préparations culinaires plus naturelles tout en maintenant des tarifs accessibles pour la clientèle. Les recettes des produits courants voient ainsi leurs listes d'ingrédients raccourcies afin d'exclure les texturants de synthèse et les arômes artificiels.
Le mouvement gagne également les autres centrales d'achat à travers le pays. Pour la seule année récente, 300Le chiffrenombre de recettes retravaillées par Scamark (E.Leclerc) sur l'année 20252 rédactions · France 24, BFMTV formules alimentaires ont été retravaillées sous la direction de Marthe LachaizeQuidirectrice générale de Scamark. Cette directrice rappelle que certains retraits d'articles ont été décidés « parce qu'on n'en vendait plus », le public rejetant désormais les formulations trop chargées en additifs. De son côté, un autre réseau coopératif de premier plan a banni 114Le chiffrenombre de substances controversées supprimées par Coopérative U depuis 20122 rédactions · France 24, BFMTV substances controversées de ses gammes. Son responsable de la qualité, Ronan LafrogneQuidirecteur qualité et RSE de la coopérative, présente cette sélection stricte comme le « concentré de nos engagements » en faveur d'une offre plus saine.
Cette révision globale mobilise des spécialistes des procédés de fabrication et des matières premières agricoles. L'experte Emilie RobinQuispécialiste en industrie agroalimentaire détaille la diversification des ressources végétales employées dans ces nouveaux aliments : « Pois chiche, haricots noirs et blancs, petit épeautre, avoine, graines de courge, potimarron, carottes.... Voilà une partie des produits avec lesquels on a travaillé ». Cette évolution vers une meilleure qualité nutritionnelle reçoit un accueil favorable du côté de la recherche médicale. Selon Mathilde TouvierQuidirectrice de recherche à l’Inserm et co-créatrice du Nutri-Score, spécialiste de santé publique, « C’est un soutien bienvenu » pour encourager les ménages à adopter de meilleures habitudes alimentaires sans surcoût excessif.
Les démarches engagées par les réseaux commerciaux n'échappent toutefois pas à l'examen critique des observateurs, comme le relève France 24Centre · 2026-08-21En vogue, les marques de distributeurs peaufinent leurs recettesLire l'article →. Pour Audrey MoriceQuireprésentante de l'ONG Foodwatch, représentante d'une organisation citoyenne de surveillance alimentaire, ces adaptations ciblées ne doivent « en aucun cas masquer tout un système » encore dominé par des produits industriels fortement modifiés. Si la refonte de ces gammes marque une étape concrète, les associations réclament des transformations plus profondes et systématiques pour garantir des résultats sanitaires durables pour l'ensemble de la population.