Clarity
Retour
Photo · Le Figaro
Société

Des violences urbaines éclatent à Chambéry après un contrôle routier

8 septembre 20266 rédactions
En direct

Le calme est revenu à Chambéry sous la surveillance de renforts policiers, tandis que les investigations judiciaires et administratives se poursuivent.

Dans la nuit de lundi à mardi, des heurts violents ont éclaté dans différents secteurs de la ville savoyarde, particulièrement dans le quartier du Biollay et celui des Hauts-de-Chambéry. Des groupes mobiles ont incendié des dizaines de véhicules, attaqué des commerces de proximité et détruit par le feu un centre social municipal. Selon Le ParisienDroite · 2026-09-08« Comme une trainée de poudre » : à Chambéry, un centre social détruit après la rumeur d’un tir policierLire l'article → et Le FigaroDroite · 2026-09-08Feux de véhicules, dégradations de commerce : des violences urbaines éclatent à Chambéry après un contrôle routierLire l'article →, ces dégradations ont mobilisé les pompiers une grande partie de la nuit pour maîtriser les multiples départs de feu qui ont menacé des habitations voisines et du mobilier urbain.

Ces troubles ont débuté après une opération des forces de l'ordre impliquant un chauffeurQui. D'après la préfectureQuipréfecture, les tensions « se sont déclenchées quelques heures après la prise en compte, par les effectifs de la police nationale, d'un chauffeur ayant adopté une conduite dangereuse et ayant pu commettre un refus d'obtempérer, qui s'est terminé dans le quartier du Biollay à » Chambéry. Au terme de cette course, l'homme au volant a été grièvement blessé lors de circonstances que les enquêteurs cherchent à préciser. Une information circulant sur les plateformes numériques a rapidement mis en cause l'action des patrouilles sur place.

Selon les déclarations recueillies par FranceinfoCentre · 2026-09-08Nuit de violences à Chambéry suite à un possible refus d'obtempérerLire l'article →, une source proche du dossier a expliqué qu'« Il y a sans doute eu une confusion sur l’implication éventuelle de la police dans la blessure du jeune (conducteur) et très vite c’est parti comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux ». Des rassemblements hostiles se sont formés spontanément dans la foulée. Témoin des événements, une riveraine citée par la presse a raconté : « Ça n’arrêtait pas de crier, de hurler, de courir, de revenir. On avait un peu l’impression d’une course-poursuite ».

Pour rétablir l'ordre public et éviter de nouvelles exactions nocturnes, Préfecture de SavoieQui a engagé des effectifs supplémentaires de maintien de l'ordre. La compagnie républicaine de sécurité CRS 83Qui, comprenant l'unité 83Le chiffrenuméro de la section CRS2 rédactions · 20 Minutes, Le Figaro, est venue appuyer les fonctionnaires locaux pour quadriller les artères sensibles. La préfète Vanina NicoliQuipréfète a assuré que « le dispositif sera maintenu et adapté aussi longtemps que nécessaire » afin de parer à d'éventuels nouveaux débordements ciblés contre les édifices publics.

Sur le plan judiciaire, le parquet de ChambéryQui supervise les investigations relatives aux violences urbaines et aux dégradations matérielles, tandis que la IGPNQui, la police des policesQui, a été saisie pour examiner les conditions de l'intervention initiale auprès du conducteurQui. Les autorités locales ont multiplié les appels à l'apaisement, dénonçant la propagation d'affirmations infondées qui ont contribué à déclencher les déprédations de la nuit.

ChambéryPréfecture de SavoieForces de police

Les chiffres

83
numéro de la section CRS