✎ Nouvelle péripétie dans le lent redémarrage de l’énergie nucléaire au Japon.
survolertoucher pour le coup de plume
Photo · Le FigaroDémission de dirigeants de Chubu Electric après un scandale de falsification
La direction de Chubu Electric quitte ses fonctions après des manipulations de données sismiques concernant la centrale de Hamaoka.
- Les départs de deux hauts dirigeantsQui au sein de Chubu ElectricQui interviennent après des falsifications de données sismiques.
- La centrale nucléaire de Hamaoka reste directement visée par les manipulations de relevés reprochées à l’exploitantQui.
- Kingo HayashiQuiprésident de l’entreprise a affirmé vouloir « favoriser une culture organisationnelle qui donne la priorité au respect de la réglementation et à la sécurité avant tout ».
- Le JaponQui voit la relance de sa filière atomique ralentie par cette crise de gouvernance.
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La démission actée pour deux hauts dirigeantsQui marque l'aboutissement de la crise interne touchant Chubu ElectricQui. Les fonctions exécutives ont été abandonnées suite aux constats formels de falsifications répétées sur les relevés géologiques et sismologiques de la centrale nucléaire de Hamaoka. Cette infrastructure, située sur la côte pacifique, faisait l'objet d'examens techniques approfondis en vue d'obtenir les approbations requises pour son éventuel redémarrage. Les contrôles menés ont établi que les informations transmises aux experts contenaient des modifications non autorisées destinées à minimiser les risques telluriques potentiels pesant sur le site.
L'origine de ces découvertes provient de signalements transmis par le lanceur d'alerteQui, incitant la direction à mandater le comité indépendantQui afin d'auditer l'ensemble des procédures d'évaluation sismique. Les conclusions rendues par cette commission d'experts ont confirmé des pratiques de dissimulation délibérées lors du traitement des données informatiques. Face à l'accumulation de ces preuves matérielles, la direction a reconnu des manquements graves à la déontologie professionnelle. l’exploitantQui admet que des paramètres essentiels avaient été altérés pour faciliter les démarches administratives indispensables au fonctionnement des réacteurs.
Prenant acte de la gravité de la situation institutionnelle, Kingo HayashiQuiprésident de l’entreprise a présenté des excuses publiques avant d'annoncer son départ immédiat. Ce dirigeant a plaidé pour la refonte complète du mode opératoire interne, affirmant vouloir « favoriser une culture organisationnelle qui donne la priorité au respect de la réglementation et à la sécurité avant tout ». Cette prise de parole traduit la volonté d'apaiser les tensions avec l'autoritéQui, qui exige désormais des garanties formelles avant d'engager de nouveaux audits. Les inspecteurs publics maintiennent des contrôles stricts sur les infrastructures exploitées par Chubu Electric PowerQui.
Le JaponQui subit ainsi des répercussions directes sur sa stratégie énergétique de redémarrage des réacteurs. Les pouvoirs publics comptaient sur la remise en service graduelle du parc nucléaire afin de réduire les importations coûteuses d'hydrocarbures et d'abaisser les émissions polluantes. Toutefois, ces manipulations de données géologiques ravivent la méfiance profonde des populations riveraines quant à la fiabilité des exploitants. L'adhésion locale indispensable à toute réactivation civile demeure ainsi bloquée auprès des municipalités voisines du site atomique.
L'avenir industriel de Chubu Electric Power Co.Qui dépend désormais de la restauration de sa crédibilité managériale et technique. Les audits imposés par les instances de régulation devront vérifier la conformité de chaque calcul de résistance des bâtiments face aux séismes majeurs. Tant que les démonstrations de rigueur scientifique n'auront pas été validées de façon irréfutable, les réacteurs de la centrale côtière resteront à l'arrêt complet. Cette crise de gouvernance contraint la filière énergétique nippone à revoir l'ensemble de ses mécanismes de contrôle interne pour prévenir d'autres dérives.