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Photo · Le Figaro
CultureDébat La mise en scène de Desplechin est-elle réussie ?

Arnaud Desplechin met en scène Adeline d’Hermy et Alexandre Pavloff

10 octobre 20264 rédactions
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La critique reste partagée sur cette mise en scène, entre maîtrise du mélodrame et excès qui étouffent le texte.

  • On discute du bilan
  • les intentions
  • la qualification
  • les responsables
  • les solutions
  • les principes
  • les faits
  • les accents
  • l'angle

La mise en scène de Desplechin est-elle réussie ?

Une mise maîtrisée2 rédactions
la thèse

Elle est maîtrisée et rejoint intimement la langue de Duras.

  • Les InrockuptiblesReportage

    C’est en faisant osciller la pièce entre le vertige, le dérisoire et les débordements affectifs que Desplechin rejoint le plus intimement la langue de Duras.

    « C’est peut-être dans cette oscillation entre le vertige et le dérisoire, entre l’infiniment grave et la trivialité des corps, que Desplechin retrouve le plus intimement quelque chose de la langue de Duras et avec elle, une matière qui n’a cessé de nourrir son propre cinéma. »

    Son argumentLa mise en scène de Desplechin fait ressortir les visages, les silences et les débordements affectifs.
    « Sa mise en scène laisse les pleins pouvoirs aux interprètes et semble chercher, dans le théâtre, les mêmes débordements affectifs que dans ses films. »

  • Le FigaroReportage

    La mise en scène d’Arnaud Desplechin est maîtrisée.

    « CRITIQUE - Arnaud Desplechin met en scène avec maestria le couple formé par Adeline d’Hermy et Alexandre Pavloff, imaginé par l’écrivain au théâtre du Vieux-Colombier, à Paris. »

    Son argumentLa pièce donne aux retrouvailles des amants divorcés une tonalité très cinématographique.
    « La Musica deuxième de Marguerite Duras : les amants divorcés rejouent leur passion, très cinématographique »

Une écriture étouffée2 rédactions
la thèse

Ses excès étouffent l’écriture et n’emportent pas le spectateur.

  • Le MondeReportage

    La mise en scène d’Arnaud Desplechin dramatise excessivement la pièce et étouffe l’écriture épurée de Marguerite Duras.

    « A trop vouloir dramatiser la situation et surligner l’émotion, Arnaud Desplechin étouffe l’écriture épurée de Marguerite Duras. »

    Son argumentLa mise en scène maintient le spectateur à distance de l’histoire d’amour.
    « Etrange sensation que de rester constamment à distance d’une telle histoire d’amour dont on a aimé la lecture. »

  • Les ÉchosReportage

    La mise en scène de Desplechin est paroxystique et ne parvient pas à emporter le spectateur.

    « Pour sa troisième collaboration avec la Comédie-Française, le cinéaste Arnaud Desplechin signe une mise en scène paroxystique de « La Musica deuxième » de Marguerite Duras qui peine à nous emporter. »

    Son argumentL’histoire d’amour désespéré racontée par Marguerite Duras dans « La Musica » et « La Musica deuxième » est sublime.
    « Cette sublime histoire d'amour désespéré a été racontée deux fois par Marguerite Duras, dans la « Musica » en 1965, puis dans sa version augmentée « La Musica deuxième », en 1985, aujourd'hui à l'affiche du Vieux-Colombier. »

Clivage par bord politique

Vu de gauche

2 rédactions
En résumé

Le parti pris théâtral et cinématographique de Desplechin met à l'épreuve l'écriture de Marguerite Duras par une forte charge affective et dramatique.

Vu de droite

2 rédactions
En résumé

La mise en scène d'Arnaud Desplechin confronte l'intensité sublime du texte de Marguerite Duras à un regard cinématographique particulièrement appuyé.